mardi 27 mars 2018

"J'y arriverai jamais !" Le piège de la comparaison

Notre état d'esprit 

Récemment une personne m'a dit : "Ton blog est super. Dans l'idéal, c'est ce que je devrais appliquer dans ma vie. Mais c'est trop loin de ce que je vis. J'y arriverai jamais."


Quel état d'esprit adopter en cas de séparation ?

 

Il faut que je vous dise que je ne me considère pas du tout comme un modèle. La seule chose que j'ai envie de mettre en avant c'est ma propre évolution. Croyez en la vôtre ! J'ai divorcé administrativement il y a 4 ans et je peux vous garantir que je ne suis pas la même qu'au début de cette "aventure". Si j'ai pu évoluer, vous le pouvez aussi ! Au début, j'ai subi les choses et le divorce m'apparaissait comme une catastrophe personnelle et familiale. J'étais irritable, stressée, malheureuse et fatiguée en permanence. Une grande culpabilité m'habitait. Et je ne voyais aucun moyen d'en sortir. Vous savez qu’aujourd’hui je remercie mon ex-mari d'avoir divorcé : nous avons ainsi tous - nos 3 enfants, lui et moi- pu évoluer positivement. Nos enfants se sont transformés : ils sont épanouis et chacun ose prendre sa place. Nous restons un couple parental, tout en respectant la vie privée de chacun. Le changement ne s'est pas fait en un jour. Et rien n'est acquis : c'est une évolution constante car les situations évoluent. On vit, tout simplement !

La comparaison : un piège 


Que votre séparation soit toute récente ou "vieille" de plusieurs années, une certitude m'anime : la comparaison est stérile. Chaque histoire est unique. Ce que j'espère faire via ce blog, c'est vous inciter à aspirer de changer de cap. Vous aider à prendre conscience qu'une séparation ne veut pas forcément dire se déchirer. Et surtout je voudrais vous permettre de vous inscrire dans une logique de progrès.
La comparaison, quelle qu'elle soit, risque de nous faire tomber dans une logique de culpabilité et de dénigrement : "je ne suis pas assez ceci", " je suis trop cela". On tombe alors dans le piège (ou la facilité) de l’auto-sabotage, du renoncement. "Si je ne suis pas assez cela, alors je n'y arriverai jamais. Donc je n'essaie pas. Ca ne sert à rien d'essayer". Viser trop haut un objectif qui n'est pas le sien est démotivant. C'est comme si vous demandiez à un enfant qui ne sait pas encore marcher, de viser un 100 mètres en compétition. 


Toute modification nécessite du temps. 

 

"Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas", disait Lao-Tseu. 

Le tout est de s'élancer. C'est cet état d'esprit que j'aimerais insuffler : l'enthousiasme, le dynamisme des possibles. L'élan vers une amélioration continue. Alors peut-être que vous pouvez vous dire : "dans ma séparation actuelle, je me déchire avec mon ex. Tout est compliqué mais aujourd’hui quand il me demande les horaires de la piscine de notre cadet parce qu'il oublie toujours, comme si ces horaires changeaient chaque semaine..., il m’énerve et je le crois incapable d'élever correctement nos enfants seul...eh bien je vais quand même lui redonner ces horaires sans faire de commentaire désobligeant. Car je change mon état d'esprit et je fais ce petit pas vers un apaisement."
Ce petit pas vous donnera confiance. Vous pourrez vous féliciter de votre action , de votre état d'esprit et une célébration en appelle une autre. Prenez le temps de célébrer chacune de vos victoires sur votre propre poison. Vous le faites pour vous d'abord. Petit à petit cet état d'esprit de gagnant ne vous quittera plus. 
Moi je crois en vous ! Vous êtes l'acteur principal de votre propre vie. Et je vous garantis que si j'ai pu le faire (moi pour qui un couple était marié pour le pire et le meilleur et donc ne divorçait pas), vous pouvez le faire aussi !

Prenez soin de vous et des vos belles pommes d'amour. Chacune d'elles a besoin d'une belle eau pure pour croître et non d'une eau viciée.
En tout cas vous pouvez compter sur mon soutien.

Céline

vendredi 23 mars 2018

La réaction de notre propre famille

Les réactions des membres de notre propre famille à notre séparation

 


Nous savons tous que notre propre famille peut nous faire peser un poids supplémentaire et conséquent sur nos épaules, quelquefois sans le vouloir, d'autres consciemment. C'est le cas pour les résultats scolaires, pour le choix de métier et c'est encore plus vrai en cas de séparation d'un couple. 

 

Une pression qui donne sens : la cohérence du groupe  


Je vous ai parlé la dernière fois des relations que l'on pouvait nouer avec notre ex-belle famille et de la difficulté à maintenir le lien après notre séparation. Or nous sommes encore plus soumis à la pression familiale quand il s'agit de la nôtre, de celle que nous avons toujours côtoyé, qui nous a vu grandir. Nous craignons leur regard, leur jugement, que ce soit celui de nos frères et sœurs ou de nos parents ou grand-parents. Chacun a son rôle dans cette histoire, sa place. Notre histoire de couple devient leur histoire au moment de la séparation, comme elle avait pu devenir la leur au moment de notre union.


Ce qui m'apparait normal, à savoir avoir le soutien de sa propre famille dans un pareil moment de stress ne l'est en fait absolument pas.  Les parents de ma cousine par exemple ne lui parlent plus depuis qu'elle a divorcé. Vous pouvez imaginer ça ? Vous prenez la décision de vous séparer parce que vous n'êtes plus heureux, vous êtes convaincu que vous pouvez l'être à nouveau chacun de son côté. Mais ce n'est pas facile et au lieu de vous soutenir, de marcher à vos côtés, de vous accompagner dans les très nombreuses démarches inhérentes à cette séparation, vos propres parents vous tournent le dos, et vous condamnent.  Moi, en tant que maman, ça me parait dingue mais ça arrive souvent. Ma cousine n'a pas une histoire unique. Et ce n'est pas que ce sont des mauvais parents ou qu'ils ne l'aiment pas, c'est, de mon point de vue, que cela se joue ailleurs.

Comment expliquer un tel décalage ?

 

Tout d'abord cessez de culpabiliser : ce n'est pas votre faute. La réaction brutale de vos proches n'est pas imputable à votre conduite. Vous n'êtes pas de mauvais enfants ou de mauvais frères ou sœurs non plus. En revanche, vous renvoyez une image à vos proches qui ne leur plait pas. Ils se sont peut-être investis dans votre relation et se sentent injustement abandonnés. Ou ils se reprochent de ne pas avoir vu que nous n'étiez pas bien dans votre couple. Ou le divorce est trop éloigné des schémas qui les structurent pour pouvoir l'accepter. "On ne divorce pas". Ils sont incapables d'évoluer sur ce terrain-là pour l'instant.
Ma cousine n'est plus reçue, appelée, visitée par ses parents alors qu'ils reçoivent, appellent, visitent leur ex-gendre et sa nouvelle compagne. C'est source de souffrance et d'incompréhension.
A contrario, j'ai souffert du refus de mon père de voir ou parler avec mon ex-mari, pendant des années. Il a agit à l'opposé du 1er exemple : il a prit d'emblée partie pour moi. Comme si, parce que je divorçais , il fallait qu'il choisisse un camp, alors que, jusque-là, il s'était bien entendu avec lui.
C'est agréable je le reconnais : au début, je me suis sentie soutenue, entendue.  Mais rapidement ce fut réducteur. C'est oublier que dans une séparation, les erreurs sont forcément partagées. On est responsable pour moitié. Nous sommes responsables de toutes les décisions que nous avons prises, y compris celle de ne pas réagir. Et pour mes enfants, la situation était incompréhensible : pourquoi papi refusait désormais de parler à papa ?

Comment fait-on alors pour évoluer au milieu de telles réactions ? Voici ce que je vous propose et qui a marché pour moi :

 

- j'interroge mes proches sur leur propre histoire pour essayer de comprendre leurs schémas.
- je cesse de culpabiliser : mes proches sont grands et responsables de leurs propres réactions.
- je laisse le temps agir. Ils changeront peut-être de position. J'apprends à reconsidérer les choses et cela devient moins désagréable pour moi.
- je comprend et je ressens que je ne suis pas un cas isolé.

Il existe donc des solutions mais il vous faut du temps pour digérer tout cela. L'objectif est de s'autoriser à évoluer. Tout un programme, n'est-ce pas ?

D'ailleurs beaucoup d'entre vous préfère communiquer avec moi en privé via mon compte Facebook, Céline Bouzon. Vous pouvez aussi me contacter par mail : mabellepommedamour@gmail.com ou laisser un commentaire de façon anonyme sur ce blog. Je vous répondrai. Votre envie de rester en quelque sorte caché(e) est respectable et liée au fait que nous touchons à l'intime. Au mien et aux vôtres.

Allez prenez soin de vous, belles pommes d'amour !
Céline

 

dimanche 18 mars 2018

La séparation et les relations "annexes"

La séparation et les pertes relationnelles annexes

 

Partager la vie de quelqu'un veut dire partager ses amis et sa famille pendant plus ou moins longtemps, avant d'éventuellement en créer une. On ne partage pas que le quotidien : on partage les fêtes, les anniversaires, peut-être les vacances, les coups de fil, les visites, les décès éventuels...Bref on noue des liens.

La question est de savoir si se séparer veut dire : "je te rends tout et je repars avec ce qui m'appartient de mon côté, y compris mes relations."

 

En partageant la vie de quelqu'un, on a eu le temps de créer des liens bien à nous avec les uns et les autres. Et on n'a pas forcément envie de voir ces liens détruits parce que notre couple n'existe plus. 



Par exemple, la famille de mon ex-mari était très petite et nous avions créé des liens assez étroits avec son seul et unique cousin et la femme de ce dernier. Nous avions pris l'habitude toutes les deux de nous appeler régulièrement pour prendre de nos nouvelles respectives, pour échanger sur l'éducation des enfants. Leurs deux petits et nos deux ainées ont exactement le même âge, ce qui crée des liens tout au long des années. On se voyait peu mais de façon assez ritualisée : Noël et Pâques par exemple. Échanger sur les maladies des petits, sur les activités des grands, du rythme scolaire. Un peu codifié mais très agréable. Et nous étions pour beaucoup dans cette entente, nous les filles. Du coup, quand j'ai divorcé, je me suis demandée ce qu'il allait advenir de notre relation. Est-ce que j'avais le "droit" de l'appeler ? Est-ce que ça n'allait pas m'être reproché ? Plus exactement : est-ce que mon ex-mari n'allait pas prendre ce prétexte pour me faire tomber une avalanche de reproches dessus ? Est-ce qu'elle allait être d'accord de continuer à communiquer avec moi ?
Il peut paraitre bizarre de se poser la question, d'envisager qu'un lien puisse se briser entre deux personnes alors qu'entre ces personnes tout va bien.

La réalité de la plupart d'entre nous est souvent sans transition : rupture totale des liens dès l'annonce de la séparation du couple.

 

Si on examine ce qui se passe réellement dans la plupart des cas, c'est bien de coupure nette qu'il s'agit. On divorce, on se sépare et on rompt tout lien avec notre ex-belle famille. Est-ce envisageable de modifier cette réalité ? J'affirme que c'est possible et surtout souhaitable.
Soyons réalistes : les personnes dont nous subissions la présence seront évacuées de notre vie pour notre plus grand plaisir, voir soulagement ! Ne boudons pas notre plaisir :-)
Quant aux autres, faisons comme nous pouvons : sans baguette magique mais avec bienveillance et tolérance.

Notre réalité : l'effet miroir ! 


J'ai ainsi utilisé un truc qui m'a beaucoup aidé quand j'hésitais : je prenais un miroir virtuel et je retournais la situation. Est-ce que j'apprécierai si mon ex appelait ma sœur ou ma copine d'enfance ? Pour certaines de nos relations, la réponse est évidente : hors de question. D'ailleurs il n'y pensera pas lui-même.  Pour d'autres, on se dit pourquoi pas mais... J'examinais alors avec attention quelles étaient mes réticences et mes peurs et je gardais cette liste en mémoire quand je contactais un membre de mon ex-belle famille. 
Si vous avez un doute, ne dites rien. Restez superficiel. Par exemple, au début, je ne voulais absolument pas que mon ex sache qui je voyais et ce que je faisais de mes week-ends. Je devenais folle à l'idée qu'il puisse juger ce que je faisais donc je n'en parlais pas avec la femme de son cousin. Je restais évasive. En ce qui me concerne, la période de transition a duré un an. En gros au bout d'un an, avec mon ex-mari, nous avions réglé la plupart des problèmes. Nous avions chacun un lieu de vie et petit à petit les relations avec les uns et les autres se sont calées. Donc il me semble que ça vaut le coup de faire le gros dos pendant cette période de transition, de mettre en sourdine certains liens (je répondais si j'étais sollicitée et c’est tout). Puis vous pourrez renouer des liens distendus avec les personnes qui vous tiennent à cœur. Vous verrez plus clair à ce moment-là.

Pour résumer :
1. Rester bienveillant (et surtout envers soi-même)
2. Utiliser l'effet miroir dans ses relations
3. Garder de la distance 

Pour quels bénéfices ?
Soyons honnêtes : personne ne nous délivrera une médaille de bonne conduite, si ça se trouve personne ne se rendra même compte des efforts que nous avons fourni. Alors pourquoi le faire ?

- Pour être fiers de ce que nous voyons dans le miroir quand nous nous regardons (je suis ma plus belle pomme d'amour)
- Pour permettre à nos enfants de ne pas tout mélanger et de mieux comprendre qu'une séparation c'est la fin d'une histoire de couple et non le début d'une guerre clan contre clan.
- Pour comprendre soi-même au passage que notre séparation est une affaire de couple et non de clan ;-)
- Pour se permettre de garder des relations sympa avec des gens qui sont sympa :-)


Bref : je respire un grand coup et je me respecte : 
- ceux que je ne veux plus voir ni entendre : allez ouste hors de ma vie
- ceux à qui je tiens, je ne leur parle pas de mon ex ni de mes difficultés avec lui (ou elle) mais je garde contact. (On écrase la pomme de la discorde !)

La prochaine fois, je vous parlerai des réactions des personnes au sein de notre propre famille. Toute une histoire, n'est-ce pas ?!

Allez prenez soin de vous mes petites pommes d'amour 

Céline

mardi 13 mars 2018

La colère = une émotion comme les autres ?

La colère : une émotion naturelle ?

 

C'est la semaine du cerveau et c'est l'occasion de parler d'une émotion forte qui nous dirige souvent en cas de séparation : la colère.
C'est une émotion qui nous envahit totalement : elle est naturelle et involontaire. Elle est commune à tous les êtres humains. On peut se déculpabiliser de la ressentir : on est normal. Ouf ! Vous bouillez de colère contre votre ex ? C'est normal ! Rassurez-vous !




L'origine de cette colère nous est souvent claire et limpide. L’élément déclencheur est facile à identifier la plupart du temps. Cette émotion forte provoque chez nous une accélération du rythme cardiaque, une respiration alternée, éventuellement un grondement dans la tête. Bref c'est une réaction physique et psychique. Cette réaction forte et spontanée est déclenchée par un événement qui nous touche. Quelque chose qui nous fait bondir hors de soi.

Et c'est là que nous sommes différents : chaque individu réagit en fonction de son histoire. Ce qui va faire bondir l'un ne sera pour l'autre que broutille. Quand on est sous pression, et c'est le cas au moment d'une séparation, tout prend de l'ampleur. Nous avons du mal à nuancer. Nous sommes souvent à bout et nous explosons. Quelquefois nous nous trompons même sur la cible de notre colère.

 

Un exemple concret de colère avec une victime désignée 

 

En tout cas c'est ce qui m'est arrivé, il y a 3 ans, quand ma sœur et mon ex-mari se sont revus en famille, c'est-à-dire avec mes enfants, et ceux de ma sœur.Jusque là je trouvais ça très bien : les liens ont toujours perduré entre eux et ça permet à mes filles de voir leurs cousins que je sois présente ou non, et à mes neveux de continuer à voir leur oncle, donc mon ex-mari, vous suivez toujours ? ;-)
Aucun problème avec ça. Sauf que ce jour-là, pour une question toute bête d'organisation pratique (distance géographique et emploi du temps surchargé), la rencontre a eu lieu chez mon père. Et là, ce fut une explosion de colère de ma part. Je ne comprenais pas du tout. J'étais folle de rage. Il faut savoir que mon père, à ce moment-là, refusait de voir mon ex-mari. Il s'était mis en tête qu'il devait choisir entre lui et moi. Heureusement depuis tout s’est arrangé et ils se voient normalement à nouveau.
Sauf qu'en ce temps-là, comme disait am grand-mère quand elle me racontait une histoire, il était hors de question pour mon père de le voir ni même de lui parler. Ma sœur avait demandé la permission à mon père de le recevoir chez lui, en son absence, et mon père avait dit oui. Il n'avait peut-être pas osé lui dire non, je ne sais pas, peu importe. En tout cas il était absent de son domicile et avait autorisé la venue de mon ex-mari chez lui. Donc la rencontre a eu lieu chez lui et tout s'est bien passé. Où est alors le problème me direz-vous ?
Eh bien moi , je l'ai très mal vécu, comme une trahison.  J'étais furax ! Très en colère contre ma sœur qui fut alors la victime facile et désignée de ma colère. Colère sourde car je ne lui ai pas dis ce que j'avais sur le cœur immédiatement. Je peux vous garantir que ce ne fut pas agréable pour elle quand enfin je lui en ai parlé !

La colère : une émotion à exprimer mais avec des garde-fous 

 

Comme toute émotion, j'aurai dû savoir qu'il fallait l'exprimer pour la libérer mais sans l'envoyer au visage de quiconque, ici ce fut ma sœur qui en fit les frais. Je sais que je l'ai blessé et j'en suis désolée.  Tout cela partait d'un malentendu et d'une incompréhension mutuels. Elle ne comprenait pas où était le problème  les tensions de divorce lui sont inconnues.
Méfiez-vous de la personne à qui vous envoyez votre colère ! Ce n'est peut-être pas forcément la personne qui en était responsable. Et surtout notre colère parle de nous et non de celui ou celle qui en est la cause. Elle parle de notre réaction face à un événement précis, de notre incapacité à l'absorber sereinement
J'ai eu de la chance de ne blesser que ma sœur ce jour-là, car je n'ai pas utilisé les réseaux sociaux pour exprimer ma colère. Mes paroles étaient pour elle et seulement elle. Publier un billet d'humeur sur Instagram, Facebook ou sur tout autre réseau social défoule, c'est une certitude. Mais alors nous multiplions nos victimes potentielles. En généralisant nos propos, par exemple "toutes les nanas sont" ou "tous les mecs font"... nous voulons prendre le monde à partie que nous sommes victimes d'une machination mondiale mais il n'y a que nous pour le croire ! Notre colère ne provoque pas l'adhésion des foules, et peut même nous tourner en ridicule. Je me souviens de la colère de Ségolène Royal lors de la confrontation télévisée avec Nicolas Sarkozy lors du 2e tour de l'élection présidentielle en 2007 : elle fut la risée du public...

Je vous raconte tout ceci pour vous inciter à ne pas reproduire mes propres erreurs. Mettez-vous en colère si vous voulez, mais ne prenez pas un haut parleur pour l'exprimer ;-) Non ? Qu'en pensez-vous ?

Allez prenez soin de vos petites pommes d'amour ! 
Et prenez soin de vous :-)

Céline

mardi 6 mars 2018

La communication entre adultes

Communiquer entre adultes quand on se sépare : 

un défi à relever !

 

Le propre du divorce ou de toute séparation est de constater un déséquilibre entre deux individus, un déséquilibre si grand qu'ils ne peuvent envisager de poursuivre leur vie ensemble. 

 

Qui n'a jamais ressenti cela ? Ce déséquilibre qui crée un gouffre entre les anciens amoureux, entre nous deux. On s'était choisis parce qu'on avait les mêmes rêves, les mêmes envies, on regardait ensemble dans la même direction.

"S'aimer ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder dans la même direction
Antoine de Saint Exupéry



Seulement voilà, le temps a passé et l'amour s'est progressivement effacé. Maintenant nos regards sont tournés vers des horizons bien différents. Nos objectifs ne sont plus les mêmes, nos priorités non plus. Nous ne partageons plus les rêves, ni même la façon de voir le monde. Notre séparation entérine le fait que la communication ne passe plus entre nous deux. Et là, ça coince !

La communication entre adultes : tout un art


Entre deux personnes neutres, j'entends par là sans lien d'amitié ni même d'amour, il est quelquefois difficile de se comprendre car nous n'avons pas les mêmes références. Entre deux individus qui se sont aimés et qui se séparent, les références mutuelles abondent et peuvent être la source de non-dits, de malentendus ou de silences gênés qui se multiplient. Il est difficile de séparer l'affect du message. 
 

L'art d'émettre un message 


Un message comporte toujours 4 côtés du point de vue de l'émetteur : 
- l'information brute
- un appel de l’émetteur envers le récepteur (il attend une réponse et surtout une réaction de sa part) 
- une révélation sur l’émetteur : il révèle quelque chose de lui par ce message
- une relation : le message donne une indication sur le lien, la relation qui existe entre l'émetteur et le récepteur.
Selon ce qu'il désire mettre en avant, l'émetteur du message met l'accent sur tel ou tel aspect de ce message, mais ce n'est pas forcément clair. Or bien souvent, ce qui est essentiel est dans l'implicite car l'émetteur peut alors se retrancher derrière un "non je n'ai pas dit ça". C'est plus confortable que d'assumer  ce qu'on a volontairement induit. Et quand ce n'est pas clair, il y a embrouille ;-) 
J'aimerais attirer votre attention sur le message embrouille en cas de séparation, et l'ironie rentre dans ce cas. Il me semble qu'il est difficile et surtout dangereux de manier l'ironie à ce moment-là, voir une certaine forme d'humour. Il vaut mieux se contenter de formuler l'information brute pour obtenir une réponse tout aussi brute. Une information brute n'est pas brutale pour moi. Elle évite bien des embrouilles.
Donc on fait attention à ce qu'on dit, on veille à se préserver des sous-entendus douteux, des implicites pernicieux. On reste factuels et centrés sur l'information proprement dite. On explicite notre message autant que possible.

L'art de recevoir un message


Par ailleurs, un message est diffusé à l'attention de quelqu'un et celui-ci peut le recevoir avec 4 "oreilles" différentes. 
- une oreille qui entend l'information brute
- une oreille révélation : en lien avec quelque chose qui le révèle
- une oreille relation : le récepteur entend l'information sous l'éclairage du lien qui l'unit avec l'émetteur
- une oreille de l'appel : dans tout ce qui se passe, il entend de l'action à faire, il cherche la mission qu'il peut remplir dans un propos anodin.

Par exemple, prenons un couple en voiture, arrêté à des feux de signalisation dont la couleur passe au vert. Monsieur conduit, Madame est passager. Et dit "Le feu est au vert".
Si Monsieur entend avec l'oreille information brute, il entend "le feu est vert". Et se dit "Oui en effet, c'est sa couleur".
S'il l'entend avec l'oreille révélation : (ce que ça révèle de l'émetteur), il entend "elle est pressée"
S'il a l'oreille de l'appel ou de l'action, il entend "démarre".
Et s'il a l'oreille relation, il entend "puisque tu ne le vois pas, je te signale que le feu est vert" et selon la qualité de la relation, il répondra "Ah oui excuses-moi, je n'avais pas vu" ou bien "c'est toi ou c'est moi qui conduit ?" car la remarque l'aura renvoyé à l'implicite "tu ne sais pas bien conduire puisque tu ne réagis pas au changement de couleur.."

J'espère vous avoir fait prendre conscience qu'il est normal que la communication entre deux adultes ne soit pas aisée. Elle est difficile quand on se sépare, quand on est divorcé car on a un passif commun, une histoire commune, des références et des mémoires communes : autant de raisons de s’attacher à émettre ou recevoir une information avec la seule connotation de "relation". On se dégage de toute culpabilité, on oublie l'appel (quelle est ma mission quand j'entends ça ? ) ou la relation (quel est le reproche sous-jacent ?) ou la révélation du message (quel est le point faible qu'il/elle vient de me dévoiler et que je vais pouvoir exploiter ? ). On se focalise sur l'information et rien que sur l’information.
En restant vigilant à s'attacher à l'information brute, et non essayer de savoir ce qu'il ou elle a voulu dire par là, on s'évite bien des tourments et des tensions. En bref, on évite de s'étrangler en avalant un morceau de la pomme de discorde. 
 
Alors j'espère que ce MESSAGE aura été clair pour vous ! Faites-le moi savoir ... 
Vous pouvez désormais suivre mes nouveaux articles en vous inscrivant par simple mail, sur la colonne de droite de ce blog. Profitez-en !

A bientôt, et surtout prenez soin de vous !

Céline

mercredi 28 février 2018

Gratitude

La Gratitude : vous connaissez ?


Un puissant sentiment : celui de la gratitude

 

Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de gratitude. Ce n'est pas un mot qu'on emploie souvent et c'est dommage à mon avis.
Je l'ai découvert tardivement et j'aimerais le partager avec vous. Quand on se sépare, les émotions sont vives, exacerbées. On les maitrise peu. On éprouve de la colère, de la peur...
On se sent incompris, démunis, dés-aimés... On ne se sent que rarement libérés, plein d'espoir et de confiance. En tout cas c'est ce que j'ai ressenti : une grande période de chaos pendant laquelle je ne savais pas trop à quoi me retenir. Souvent je ne voyais que le négatif et les manques.

J'ai eu la chance d'évoluer mais je connais beaucoup de personnes autour de moi qui restent emprisonnées dans leur mépris, leur colère. Elles restent donc prisonnières de leur douleur, mais sans la reconnaître ni la nommer. 
Il me semble qu'une façon de sortir de cette vibration négative est de se constituer une bulle protectrice. Au départ elle vous semblera artificielle mais petit à petit vous la ressentirez réellement et elle vous aidera à vivre mieux. Alors voilà ce que je vous propose : écrire votre journal de gratitude. 




Faire ressortir les points positifs

 

Cela consiste à se focaliser tous les soirs pendant quelques minutes sur 5 points positifs de votre journée. Ces points peuvent être aussi divers et variés que vos personnalités et vos perceptions. Ils seront peut-être difficiles mais cet exercice vous sera familier rapidement. Tous les soirs, par exemple avant de vous coucher, vous écrivez à la main sur un petit cahier 5 choses positives que vous avez ressenties, vécues, vues, entendues... C'est peut-être un coup de fil avec un ami, la couleur du soleil couchant, un bon repas ou simplement le fait que ce soit enfin le moment de prendre du repos... ce qui vous a fait plaisir, ce qui vous a touché, ému ce jour. Et vous remerciez pour ces belles choses la Terre, l'Univers, Dieu, la Lumière, le Hasard, la Vie.... peu importe comme vous l'appelez.

Appeler à soi le positif

 

Se focaliser sur les aspects positifs de la journée permet d'évacuer une partie de la pression et des nuages liés à votre séparation. Et cela permet d'attirer à soi le positif par le mécanisme d'attraction. A vous de le faire pendant au-moins 21 jours consécutifs, de manière à enclencher un nouveau processus dans votre cerveau. Et parlez-moi des conséquences dans votre vie. Vous verrez : elles sont étonnantes !

Je compte sur vous pour prendre soin de vous ;-)
A bientôt 

Céline

dimanche 25 février 2018

Se séparer : comment et quand le dire aux enfants ?

Prendre la décision de se quitter et l'annoncer aux enfants.


Après des mois et des mois d'hésitation, vous avez pris la décision de vous quitter. Il va falloir désormais l'annoncer aux enfants. Et vous vous posez alors plein de questions : comment leur dire ? Où leur dire ? à la maison ? chez des amis ? et quand le faire ? ensemble ? séparément ?



Vos enfants non plus n’aiment pas les situations intenables, les non-dits, les silences pesants ou les engueulades qui n'en finissent pas. Aussi soyez tranquilles, ils seront ravis d'entendre que vous vous préoccupez de leur avenir même si désormais vos routes vont se séparer. Le soleil après la pluie en quelque sorte...

On le sait : les enfants sont des éponges à émotions, ils ont ressenti toutes les tensions accumulées ces dernières années. Ils en ont même peut-être parlé avec leurs copains, votre famille ou vous-mêmes. Ils ne sont pas niais et ils seront soulagés de savoir qu'une solution est adoptée. Je ne dis pas qu'ils seront ravis d'entendre que leurs parents se séparent, loin de là. Mais notre travail est de leur faire entendre que pour être heureux, il faut se respecter et qu'ils pourront davantage s'épanouir dans deux maisons différentes apaisées plutôt que dans une seule où le chaos règne.


Quand annoncer votre séparation ?  


Il me semble qu'il faut le dire dès que vous en avez pris la décision définitive. Annoncer une rupture puis revenir dessus pour la confirmer de nouveau est très déroutant pour des adultes, alors pour des enfants encore plus. Mais il est vrai qu'ils ont des facultés d'adaptation qu'on leur envie bien souvent. Ce n'est quand même pas une raison pour mettre leurs nerfs à fleur de peau.
Leur annoncer tardivement est aussi un piège tentant : on ne connait pas toutes les modalités de la séparation et on hésite à leur en faire part pour les protéger, pensons-nous.  C'est sans compter sur les éventuelles oreilles qui trainent quand vous êtes au téléphone, ou entre adultes. C'est prendre le risque d'entamer leur confiance.

Où annoncer votre séparation ? Le choix du lieu : une question anodine ?

 

Cela peut paraitre anodin ou annexe mais cette annonce restera gravée dans leur mémoire et surtout dans la vôtre. Alors contrôler certains paramètres permet de s'y préparer au mieux. Le choix du lieu en fait partie. C'est pourquoi nous nous sommes posés la question mon ex-mari et moi et nous avions opté pour que ce ne soit pas dans la maison familiale dans laquelle nous vivions encore. Nous ne voulions pas que chacun puisse se retrancher dans sa chambre et couper court à tout échange. Mon ex-mari ne voulait pas non plus que ce moment particulier reste attaché aux souvenirs liés à cette maison. Je ne sais pas s'il avait raison ou non, une maison est un lieu de vie donc susceptible d'être lié à des moments malheureux. Mais c'était son ressenti et sa demande donc je les ai respecté.
Nous avons décidé de leur annoncer lors d'une grande balade dans la nature, un endroit où nous n'étions encore jamais allés. J'y vois un avantage important lié au temps de la balade en elle-même :  nous leur avons annoncé avant la moitié de la balade et nous avons ainsi pu répondre à toutes leurs questions, les consoler, les accompagner en quelque sorte dans nos pas. Prendre le temps d'expliquer , de rassurer même si nous n'avions alors pas toutes les réponses à leurs questions.

 

Comment annoncer votre séparation ?

 

Pour moi, pas le choix : mieux vaut être deux à leur dire en même temps. C'est le meilleur moyen de les rassurer sur votre coparentalité future. Rien de pire que de prendre en otage vos enfants pour leur cracher votre venin sur votre futur ex. Les prendre à parti, c'est leur couper les ailes et leur imposer un conflit de loyauté qu'ils ne pourront résoudre qu'en se retranchant derrière un mutisme ou derrière une approbation à tout ce que vous pourrez dire. 
Sans aller jusqu'à ces extrémités, répondre seule à leurs questions est quelquefois périlleux ou non aisé. Chacun a sa propre perception, ses propres peurs, ses propres mots. Mes filles avaient 4, 7 et 10 ans quand nous nous sommes séparés. Chacune a compris avec ses propres projections et capacités tout ce que cela pouvait occasionner comme changements pour elles. Elles ont pu poser et entendre toutes leurs questions sans tabou. Voir la réaction des autres donnait aussi une possibilité de comprendre l'importance du moment, en particulier pour la petite dernière. C'est une façon aussi de les rassurer sur le fait que la fratrie restera solidaire et entendue, avec chacun ses particularités.

Gérer ses propres émotions pour aider ses enfants.


Vous l'aurez compris : à vous de trouver ce qui vous correspond à tous les deux pour annoncer votre séparation à vos enfants ensemble. L'enjeu de ce moment est d'arriver à contrôler à peu près ses émotions pour accompagner le mieux possible celles qu'on provoque chez nos enfants. La présence de mon ex-mari m'a ainsi permis de laisser couler mes larmes et de reprendre mon souffle, ma respiration pour continuer la discussion.  De toute façon , rien n'est idéal et ne se passera comme vous l'aviez imaginé.  Donc on respire, on se lance et on assume !

Et vous, comment avez-vous appréhendé ce moment ? Avez-vous d'autres conseils à donner ?

Prenez soin de vous !
Céline

mercredi 21 février 2018

Prendre la décision de se quitter

Le moment de la décision : se quitter ou rester ?

 

Divorce ou rupture : une prise de décision pas facile

 

Dans notre vie de couple, pourquoi décidons-nous à un moment que cela ne peut plus continuer ainsi, qu'il est temps de se quitter ? Qu'est-ce qui nous pousse à franchir le pas du divorce ? Quel est l’élément déclencheur qui nous pousse à trancher dans telle ou telle direction ? 
Je ne sais pas s'il existe réellement un moment où tout bascule, où la décision s'impose à nous. J'ai plus l'impression que c'est une accumulation de décalages, de mésententes, de conflits directs ou indirects... A moins qu'un événement extérieur ne vienne tout bouleverser ou simplifier, comme par exemple l’adultère ou le décès d'un proche. 
Se poser la question c'est déjà constater un déséquilibre, c'est avoir envie de changement. Il est sain de se poser des questions puisque rien n'est joué d'avance dans l'évolution du couple, même si  celui-ci a des enfants.

Mais comment faire la part des choses entre des soubresauts qui permettent des ajustements nécessaires et une situation qui n'en finit pas d'user tous les protagonistes ? L'entourage peut alors s'étonner de voir perdurer un couple qui n'a l'air de satisfaire personne, mais qui se prolonge indéfiniment...




Rester peut être un manque de confiance en soi ou un surinvestissement du couple


Il me semble que c'est pour beaucoup lié à l'image que nous avons du couple idéal, que nous surinvestissons souvent d'ailleurs. Notre satisfaction personnelle passe alors après l'idéal de couple ou l'idéal de famille que nous avons construit. Un couple sans joie semble meilleur que la solitude ou une famille désunie. Cette non-décision peut refléter aussi la peur d'être abandonné. Quand on redoute ce vide intime, on est prêt à accepter et supporter beaucoup : que ce soit l'ennui, le mépris, la violence...

Quelle solution envisager ? La communication bien sûr !


On le ne répétera jamais assez : on a beau se connaître et connaître son conjoint, ce dernier ne peut deviner ce qu'on a en tête. Il faut COMMUNIQUER ! Quand on évolue et qu'on ne partage pas son évolution, on laisse l'autre sur le carreau.
Or la séparation et le divorce ne sont pas des catastrophes. Ce qui est tragique, c'est de se contenter de survivre dans un couple malheureux et sans amour. 
Pour moi, il ne s'agit pas de se demander quelles seraient les conséquences d'une rupture sur les enfants, le lieu de vie, la situation matérielle ou financière mais plutôt de se demander comment améliorer les choses actuellement. Agir pour le couple avant de le déclarer définitivement mort.

 

Se trouver pour s'y retrouver 


Il est important de comprendre si c'est vraiment notre couple qui dysfonctionne ou si on le rend responsable de notre malaise personnel, lié par exemple à une (auto-)dévalorisation permanente. Rejeter la faute sur l'autre peut être tentant mais s'avère stérile sur le long terme. Or la question est précisément de trouver ce qui nous rendra heureux, ce qui nous enchantera, ce qui nous fera voir la vie comme elle est : merveilleuse.
C'est très difficile d'y parvenir. Répondre à la question : "pourquoi est-ce que je reste alors que je ne suis pas heureux ? " sera un premier pas vers sa propre solution. Et nous permettra d'atténuer le remords, la culpabilité... Posez vous la question : quel est votre pourquoi ?



Prenez soin de vous et de vos pommes d'amour !

A bientôt
Céline

samedi 17 février 2018

La séparation : comment désamorcer les bombes ?

La séparation et le stress : les règles pour survivre 


Bonjour à tous !

Le divorce = un stress inévitable 

 

Toute séparation est une source de stress incroyable, au-moins le temps que les choses se tassent un peu : c'est à dire que la garde des enfants soit définie, les biens matériels séparés, le nouveau quotidien entamé... C'est un délai d'au-moins un an, quand tout va bien. Autrement dit : c'est long ! Pour tenir nerveusement sur cette durée, on a besoin de relâcher la pression. Sinon on risque de craquer. Je me souviens qu'à force d'être sous tension, j'avais les mâchoires contractées en permanence. J'ai eu des maux de tête, de dents....

Alors quelles soupapes adopter ? J'en vois 3 essentielles :


Règle n°1 = s'occuper de soi, se permettre de déstresser

 

S'occuper de soi, c'est se donner de la valeur et se permettre de déstresser de temps à autre mais de façon régulière. Selon vos envies, c'est peut-être de la relaxation, du yoga, des étirements en regardant une vidéo tranquillement chez vous ou en club, faire de la natation... Pour moi, il faut que ce défoulement soit physique. Faire travailler le corps pour relâcher la tête. Se dépenser physiquement, c'est s'octroyer du temps pour soi, se reconnecter avec son corps, lui permettre de laisser échapper le trop plein...



Règle n°2 = avoir des bonnes copines à qui se confier

 

Si vous êtes comme moi, j'ai besoin de parler de mes états d'âme à quelqu'un. Les partager me permet de mieux les comprendre et me rassure sur ma capacité à être écoutée puisque ce n'est plus le cas à la maison. Se confier brise notre solitude. Vous ne croyez pas ?
Attention cependant à bien choisir les amis à qui vous vous confiez... ! Rien de pire qu'un jugement hâtif ou cinglant quand vous êtes vous-mêmes perdus. J'en ai fais l'expérience à mes frais : c'est assez douloureux et contre-productif .
On a besoin d'une écoute attentive et amie. Je n'ai pas dis mièvre ni complaisante.
Se confier à quelqu'un, ouvrir son cœur, confier son désarroi, sa perte de repères, c'est se mettre à nu. Certaines personnes profitent, souvent inconsciemment, de votre faiblesse momentanée pour se valoriser eux-mêmes. Cette écoute "radicale" peut être très déstabilisante. Donc attention à qui vous ouvrez votre cœur en cette période trouble de votre vie ;-)

Règle n°3 = se projeter dans le futur


Gardez toujours en tête que, si vous avez des enfants, vous êtes liés pour toujours avec leur père ou leur mère, quoiqu'il se passe entre vous en tant que couple. Autrement dit : même si le couple marital n'existe plus, vous restez un couple parental jusqu'à la fin de vos jours. Et vos enfants ont besoin de vous deux. Vous n'êtes pas responsables des actions et pensées de votre ex, ni de sa future relation avec vos enfants. Cela ne vous appartient mais relève de leur histoire, à eux. En revanche, vous êtes responsables pour moitié de la qualité de la relation avec votre coparent. Il est tentant de se retrancher derrière des : "Ce n'est qu'un con " ou "Impossible de lui parler", ou encore "Il n'a qu'à aller se faire voir" ou je ne sais quoi encore...
 C'est le père de vos enfants (ou la mère) et il le restera ! Autrement dit : à chaque fois que vous lui tirez dans les pattes, vous détruisez un peu de l'image paternelle ou maternelle pour vos enfants. Et vous diminuez vos chances d'avoir des liens corrects dans le futur. Ces liens existent que vous le vouliez ou non. Autant faire en sorte qu'ils soient le plus neutres possible. Vous ne croyez pas ?
En fait, il faut changer de lunettes, de manière de voir. Quand vous retournez les choses, vous vous rendrez compte que vous avez plus d'avantages à rester corrects, même si la réciproque n'est pas vraie au début, qu'à rentrer en guerre.
Et croyez moi : grâce à la loi d'attraction, la réciproque s’installera progressivement... 



Je reviendrai sans doute dans un prochain article sur ces règles essentielles selon moi, sur la possibilité de fêter des événements ensemble même quand on est séparés. En attendant, j'aimerais connaître votre ressenti, votre expérience à ce sujet . Quelles sont les règles que vous vous êtes édictées ? Celles que vous avez eu du mal à respecter ?

Prenez soin de vous ;-) 
et soignez vos pommes d'amour ! 
Céline

mercredi 14 février 2018

Le divorce et l'amour

Ah l'amour ! Oui à l'amour ! Mais lequel ?


Bonjour à tous !

La Saint Valentin et la solitude

 

Comment allez-vous en ce jour où la société dans son ensemble attend que vous fêtiez l'Amour, avec un grand A ? Eh oui c'est la Saint Valentin aujourd’hui !
Nous savons tous qu'une grande opération commerciale se cache, à peine, là-dessous... mais cette journée n'est quand même pas évidente à assumer quand on est dans l'impossibilité de correspondre à cette attente, de célébrer cet Amour. Cela peut être d'ailleurs parce que notre amoureux est loin, ou pire décédé... ou tout simplement inexistant. Et j'ai l'impression que plus on porte aux nues cette fête, moins on renvoie l'idée qu'on peut être un heureux célibataire. Vous ne trouvez pas ? Sans oublier que, quand on aime, on ne devrait jamais avoir à attendre une fête pour le rappeler à notre chéri....

 S'accorder de la valeur : un gage d'amour 


Aujourd’hui, il est important pour moi que vous accordiez de la valeur à l'acteur principal de votre vie : vous-mêmes ! Une séparation ou un divorce entame grandement l'estime qu'on se porte à soi-même. C'est logique : on a échoué dans notre vie de couple.  Et on se perd même souvent dans les méandres de la culpabilité. Même si on a choisi de quitter notre conjoint, c'est difficile de rester de marbre à l'injonction : "tu seras heureux en couple". Souvent je me demandais à quoi bon s'investir dans un autre couple puisque je n'avais pas réussis le principal... Mon ex m'a imposé le divorce, même si je n'étais plus heureuse avec lui. Ce fut douloureux. Je ne voyais que les cotés négatifs de ma personnalité.

Et pourtant mieux vaut garder le cap : pour donner envie à quelqu'un de nous aimer, soyons lucides : aimons-nous nous-mêmes d'abord. Attention je ne veux pas dire par là devenons des monstres d'égoïsme, insensibles à notre entourage, ou trop flatteur à son égo. Non. 
Pour moi, se donner de la valeur, s'aimer, c'est reconnaitre nos défauts et aussi nos qualités. C'est s'avouer que nous aussi, nous participons à la vie de ceux que nous aimons, à créer du lien, à améliorer des petits riens qui, mis bout à bout, font d'une journée ordinaire une belle journée. Oui je tiens des propos angéliques et j'assume ! Gandhi disait "Sois le changement que tu veux voir dans le Monde". Tu veux plus d'amour dans ta vie ? Tu veux que les autres t'en renvoient davantage ? Commence par t'aimer toi-même ! Ne sois pas timide. Ose reconnaître ce qui fait de toi un être exceptionnel , à part. :-)

Le défi : s'aimer même si on se sent abandonné


Allez, je compte sur vous : prenez un miroir ce soir, que vous soyez seul dans votre vie ou non, et dites-vous que vous vous aimez, que vous valez le coup. Dites le et ressentez le ! C'est une auto-déclaration forte qui va vous faire vibrer de l'intérieur. Vous vous appuyez sur votre respiration et vous vous le répétez plusieurs fois de suite, en le ressentant. Peu importe ce que vous avez vécu, les combats perdus, les mensonges, les regrets.... ce soir pensez au présent et aimez-vous. Vous êtes dignes d'amour. 
Ce présent est à vous et il vous permettra par la suite de vous tourner vers les autres...

Soignez votre propre pomme d'amour ;-) 

Céline

dimanche 11 février 2018

Le logement dans la séparation : quel stress !

La séparation et l'angoisse du logement


Bonjour mes petites pommes d'amour !

Comment allez-vous ? Vous avez la forme ? J'ai pensé à vous hier car je me suis souvenue quel stress pouvait cristalliser la question du logement quand on se sépare.


Un passage compliqué : on passe d'un nid d'amour à deux logements différents.

Que nous soyons mariés / pacsés ou pas, que nous ayons des enfants ou pas, nous sommes confrontés au problème du logement lorsque nous nous séparons de la personne qui partage notre vie. Et c'est une très grande source de stress.
Si nous sommes propriétaires, il faut trancher : on vend ? on garde ? et alors lequel d'entre nous le garde ? et à quelles conditions ? sous quels délais ? et partir pour quel logement ?
Avec mon ex-mari, nous avons essayé de garder notre maison pour les enfants. Nous avons alors mis en place une garde alternée pour les adultes : c'étaient les adultes qui changeaient de domicile chaque semaine et non les enfants. Cela a duré plus de 7 mois. Cette solution présentait l'avantage de permettre aux enfants de ne rien changer - ou presque- à leur quotidien, de s'habituer à l'alternance de la présence de papa ou maman. Et cela nous a permis, à nous adultes, de prendre le large, de souffler un peu pendant cette période tumultueuse.

Des compromis à trouver

Nous pouvions nous le permettre matériellement car nous avions une grande maison dans laquelle chacun a pu avoir sa chambre. Et parce que nous avons pu trouver chacun un logement à l'extérieur pas cher. Il faut alors accepter que votre ex reçoive ses copains (et éventuellement les vôtres) dans votre maison, avec vos enfants, mais sans vous. Et inversement.
Il faut donc se mettre d'accord sur les règles de vie et d'entretien de la maison. Cette option provisoire peut paraitre un peu bizarre, voire ubuesque, mais c'est un palier envisageable. Ce choix s'est avéré utile pour nous permettre de décompresser et mettre en place progressivement les règles. Mais à mon avis, il reste pesant sur le moyen terme, et je n'ose envisager le long terme. Au bout d'un moment, j'ai eu envie d'avoir mon propre logement dans lequel je pouvais à nouveau m'investir.
Mais à ce moment-là, nous avions en tête que c'était mieux pour les enfants. Nous avions alors du mal à envisager leur imposer de quitter leur maison pour vivre dans un petit appartement, sans jardin.

Gérer ses propres insuffisances 


Et puis cette maison, je l’adorais.  Je m'étais investie en temps, en énergie dans son aménagement, sa rénovation. J'adorais le jardin, la grande terrasse. Bref, je n'avais pas envie de la perdre ! Cette période de transition m'a permis de me rendre compte que c'était néanmoins nécessaire pour mon propre bien-être.
J'ai emménagé dans un appartement ridicule 8 mois après notre décision définitive de nous quitter. Et j'ai beaucoup culpabilisé car j'imposais à mes 3 enfants de partager la même petite chambre de 10m2. Je n'avais même pas de lits pour elles : nous posions les matelas au sol tous les soirs et les aligons contre le mur le matin ! Quel changement pour elles ! J'avais honte, je crois, de ne pouvoir leur offrir mieux à ce moment-là. 
Ce qui est très rassurant c'est que lorsqu’on en reparle, 4 ans après les faits, elles parlent de cette période avec plaisir voire nostalgie. Elles ont adoré dormir sur les matelas par terre et être toutes les 3 dans la même chambre ! 

Nos enfants ont leurs propres besoins

 

Nos peurs, nos besoins ne sont pas les mêmes que les leurs.... Nous avons tendance à projeter nos propres désirs sur eux. Bref arrêtons de nous culpabiliser ! C'est déjà assez difficile comme cela...
Toutes les solutions sont envisageables mais il me semble que la meilleure est celle qui vous correspond le mieux et qui vous assure le meilleur bien-être possible.  Avec le recul, je peux affirmer que nos enfants sont bien si nous sommes bien, et peu importe les circonstances...J'ai en tête des enfants dont la maison a été saccagée par leur papa alcoolique, mais qui n'ont jamais regretté cette maison. Ce qu'ils désiraient c'était leur sécurité et celle de leur maman. Un petit appartement paisible sans balcon ni jardin vaut beaucoup mieux qu'une grande maison où l'ambiance est tendue. Ça vous parait évident mais on a tendance à l'oublier quand on est confronté à la situation.

Et vous, comment envisagez-vous votre séparation ? Ou comment avez-vous fait quand ce fut votre tour ?  Pour quelle solution avez-vous opté ? Vos retours m'intéressent. 

Allez mes belles pommes d'amour, j'ai besoin de connaître vos réactions ! 
A bientôt et prenez soin de vous   :-)

mardi 6 février 2018

Se séparer : guerre ou paix ?

Le divorce et les "attentes" des autres

 

"Le divorce, c'est la guerre !"

 

Quand on prête attention aux "attentes" qui se dégagent d'un divorce ou d'une séparation, ce sont bien souvent des mots guerriers qui ressortent, avec des conseils du genre : "Ne te fais pas avoir !" ou "Elle cherche la guerre, elle l'aura !". Chacun sort épuisé de ce combat perdu d'avance. Quel arbitre sifflera la fin des conflits ? Le juge ? Éventuellement, à condition que chacun accepte réellement ce qui a été décidé. Mais quand on veut la guerre, on sait bien que tout est susceptible de se transformer en attaque ou coup bas. Les seuls gagnants, selon moi, sont les avocats qui s'engraissent sur notre dos, et les personnes bien attentionnées de notre entourage qui se rassurent sur leur propre réussite de couple en nous voyant nous déchirer

jeudi 1 février 2018

Pourquoi ce blog ?

Divorcer et s'aimer


Alors voilà je me lance dans l'aventure ! Avec l'envie d'aider d'autres personnes à divorcer paisiblement, à travers mon témoignage. Car il est possible de divorcer et de s'aimer...

Que dire pour ce 1er article ? Commencer par me présenter peut-être...Je m'appelle Céline Bouzon, j'ai 42 ans et 3 enfants. Mais surtout je suis une heureuse divorcée depuis 4 ans, convaincue que le divorce m'a apporté beaucoup. Le chemin fut long pour en arriver là, je reviens même de loin !

Je vais tenter de partager mon enthousiasme et mon envie que chaque couple qui divorce le fasse dans le respect et l'harmonie la plus grande possible. C'est ce qui se passe pour moi et je suis persuadée que c'est possible aussi pour vous !

Je veux vous parler  de mes belles pommes d'Amour.
Ma belle pomme d'Amour c'est d'abord la mienne. Grâce à mon divorce, j'ai appris à m'aimer telle  que je suis . Je suis fière de moi avec mes imperfections et convaincue que je peux mieux faire, que je vais pouvoir m'améliorer le reste de ma vie.
Mes 3 plus belles pommes d'Amour ce sont mes enfants. Si vous avez la chance de les connaître, vous savez qu'elles sont merveilleuses. Ce sont trois filles qui ont 8, 11 et 14 ans.
Mon autre pomme d'Amour c'est mon Amoureux : l'homme qui partage ma vie de femme divorcée, tant bien que mal. Trouver un équilibre alors qu'il est lui-même divorcé et père de 3 enfants, c'est une vraie gageure !
Mes belles pommes d'Amour ce sont aussi mes proches (famille ou amis) qui m'ont aidé à passer le Cap, à survivre à ce divorce, qui m'ont épaulé quand j'en ai eu besoin et qui rient avec moi !

Vous connaissez la pomme de la discorde ? Une belle vacherie celle-là ! Elle nous est restée en travers de la gorge longtemps à mon ex-mari et moi-même.

Et le goût du fr
uit défendu ? Vous avez déjà goûté sa saveur ? Moi oui, je l'ai croqué à pleines dents ! Avec délice, pertes et fracas !
Voilà les pommes masculines dont je vous parlerai : celui que j'ai épousé, celui avec lequel je l'ai trahi, ceux qui sont venus après...

Tout cela fait un beau panier garni de magnifiques pommes avec une constance qui m'a toujours animé : l'Amour.
Les vôtres vous semblent bien vertes ou pourries ? On fera en sorte de leur redonner des couleurs !

Comment survivre à un divorce ? Comment gérer les enfants ? Quelle garde adopter ? Comment partager les biens ? les sous ? et la maison, on en fait quoi ? Et les amis communs ? Et notre cœur, on le gère comment ? Ces questions vous parlent ?

Alors on se retrouve très vite ! 
A bientôt mes petites pommes d'Amour ;-)