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mercredi 18 avril 2018

Se séparer et trier


Se séparer et trier : deux actions indissociables 

 

Quand on se sépare, c’est toujours l’occasion de faire du tri. Je dirai même que c’est parce qu’on fait du tri dans sa vie qu’on se sépare. Au lieu de subir, prenons donc notre part et profitons en pour faire un vrai tri.



Les meubles et objets 

 


Au début mon ex-mari m’a dit : « prends tout ce que tu veux » et j’avoue que j’ai pris tout ce que j’ai jugé nécessaire pour accueillir mes 3 enfants dans un autre logement convenablement. Je pensais qu’il avait davantage les moyens financiers que moi pour racheter ce dont il avait besoin. Et je crois que j’étais tellement malheureuse de quitter ma maison, celle qu’on avait acheté seulement un peu plus de 2 ans auparavant et dans laquelle je m’étais projetée vivre le restant de mes jours, que j’ai ressenti le besoin de compenser en m’accrochant aux meubles et aux objets qui l’avait constitué.


Le tri des affaires des enfants

 


Concernant les affaires des enfants, j’ai partagé leur garde-robe en deux et nous avions convenu que nous ferions le relais pour les affaires telles que les rollers, trottinettes, vélos, manteaux de ski, skis (nous habitons dans les Alpes) et autres instruments de musique…. Cela avait l’avantage de ne pas multiplier l’effort financier de chacun mais c’est aussi transformer le relais  parent-enfants en chargement assez volumineux. Nous voulions éviter de transformer nos enfants en enfants escargots qui portent leurs affaires sur le dos, mais il faut reconnaitre qu’en grandissant c’est ce qui se passe. Nos filles emmènent avec elles leurs vêtements préférés, leurs objets fétiches. Nous transportons donc tout ce qu’elles veulent de maison à l’autre sans problème ni discrimination. 



La magie du rangement

 


Pendant longtemps, la présence d’objets et de meubles me rassuraient donc et j’ai compris assez récemment qu’ils m’encombraient dans une certaine mesure. Je l’ai compris grâce à l’ouvrage La magie du rangement de Marie Kondo. Cette jeune japonaise est passionnée depuis sa plus tendre enfance par le rangement et elle a développé une méthode géniale de mon point de vue : «  la méthode KonMArie ». Par une approche progressive et très sensible, elle nous permet de ne garder que les objets qui nous font vraiment vibrer et qui nous apporte de la joie. Puis elle nous apprend à les ranger correctement par catégorie d’objets.

En appliquant cette méthode, j’ai redonné de l’énergie à mon lieu d’habitation. Je me suis séparée de tout ce qui m’encombrait. Je me sens plus légère, plus dynamique depuis.


La séparation est un moment difficile dans une vie, qui provoque des comportements inattendus. Pour moi, c’était un lien avec les objets, pour d’autres ce sera garder coûte que coûte une maison qui représente quelque chose de symbolique pour eux. Ces meubles ou objets se transforment en garant de mémoire. C’est donc lâcher prise que d’accepter de les perdre, pour valoriser ceux qui nous procurent de la joie. J’espère que vous aurez la curiosité d’aller lire ce livre : grâce à lui votre lieu d’habitation retrouvera de l’énergie et vous avec. C’est ce qu’il s’est passé du moindre de mes tiroirs à ma penderie, en passant par ma cave pour finir dans ma tête.

Allez profitez de vos belles pommes d'amour !
Et prenez soin de vous.

Céline

dimanche 11 février 2018

Le logement dans la séparation : quel stress !

La séparation et l'angoisse du logement


Bonjour mes petites pommes d'amour !

Comment allez-vous ? Vous avez la forme ? J'ai pensé à vous hier car je me suis souvenue quel stress pouvait cristalliser la question du logement quand on se sépare.


Un passage compliqué : on passe d'un nid d'amour à deux logements différents.

Que nous soyons mariés / pacsés ou pas, que nous ayons des enfants ou pas, nous sommes confrontés au problème du logement lorsque nous nous séparons de la personne qui partage notre vie. Et c'est une très grande source de stress.
Si nous sommes propriétaires, il faut trancher : on vend ? on garde ? et alors lequel d'entre nous le garde ? et à quelles conditions ? sous quels délais ? et partir pour quel logement ?
Avec mon ex-mari, nous avons essayé de garder notre maison pour les enfants. Nous avons alors mis en place une garde alternée pour les adultes : c'étaient les adultes qui changeaient de domicile chaque semaine et non les enfants. Cela a duré plus de 7 mois. Cette solution présentait l'avantage de permettre aux enfants de ne rien changer - ou presque- à leur quotidien, de s'habituer à l'alternance de la présence de papa ou maman. Et cela nous a permis, à nous adultes, de prendre le large, de souffler un peu pendant cette période tumultueuse.

Des compromis à trouver

Nous pouvions nous le permettre matériellement car nous avions une grande maison dans laquelle chacun a pu avoir sa chambre. Et parce que nous avons pu trouver chacun un logement à l'extérieur pas cher. Il faut alors accepter que votre ex reçoive ses copains (et éventuellement les vôtres) dans votre maison, avec vos enfants, mais sans vous. Et inversement.
Il faut donc se mettre d'accord sur les règles de vie et d'entretien de la maison. Cette option provisoire peut paraitre un peu bizarre, voire ubuesque, mais c'est un palier envisageable. Ce choix s'est avéré utile pour nous permettre de décompresser et mettre en place progressivement les règles. Mais à mon avis, il reste pesant sur le moyen terme, et je n'ose envisager le long terme. Au bout d'un moment, j'ai eu envie d'avoir mon propre logement dans lequel je pouvais à nouveau m'investir.
Mais à ce moment-là, nous avions en tête que c'était mieux pour les enfants. Nous avions alors du mal à envisager leur imposer de quitter leur maison pour vivre dans un petit appartement, sans jardin.

Gérer ses propres insuffisances 


Et puis cette maison, je l’adorais.  Je m'étais investie en temps, en énergie dans son aménagement, sa rénovation. J'adorais le jardin, la grande terrasse. Bref, je n'avais pas envie de la perdre ! Cette période de transition m'a permis de me rendre compte que c'était néanmoins nécessaire pour mon propre bien-être.
J'ai emménagé dans un appartement ridicule 8 mois après notre décision définitive de nous quitter. Et j'ai beaucoup culpabilisé car j'imposais à mes 3 enfants de partager la même petite chambre de 10m2. Je n'avais même pas de lits pour elles : nous posions les matelas au sol tous les soirs et les aligons contre le mur le matin ! Quel changement pour elles ! J'avais honte, je crois, de ne pouvoir leur offrir mieux à ce moment-là. 
Ce qui est très rassurant c'est que lorsqu’on en reparle, 4 ans après les faits, elles parlent de cette période avec plaisir voire nostalgie. Elles ont adoré dormir sur les matelas par terre et être toutes les 3 dans la même chambre ! 

Nos enfants ont leurs propres besoins

 

Nos peurs, nos besoins ne sont pas les mêmes que les leurs.... Nous avons tendance à projeter nos propres désirs sur eux. Bref arrêtons de nous culpabiliser ! C'est déjà assez difficile comme cela...
Toutes les solutions sont envisageables mais il me semble que la meilleure est celle qui vous correspond le mieux et qui vous assure le meilleur bien-être possible.  Avec le recul, je peux affirmer que nos enfants sont bien si nous sommes bien, et peu importe les circonstances...J'ai en tête des enfants dont la maison a été saccagée par leur papa alcoolique, mais qui n'ont jamais regretté cette maison. Ce qu'ils désiraient c'était leur sécurité et celle de leur maman. Un petit appartement paisible sans balcon ni jardin vaut beaucoup mieux qu'une grande maison où l'ambiance est tendue. Ça vous parait évident mais on a tendance à l'oublier quand on est confronté à la situation.

Et vous, comment envisagez-vous votre séparation ? Ou comment avez-vous fait quand ce fut votre tour ?  Pour quelle solution avez-vous opté ? Vos retours m'intéressent. 

Allez mes belles pommes d'amour, j'ai besoin de connaître vos réactions ! 
A bientôt et prenez soin de vous   :-)