La séparation bouscule notre place de parent
Trouver sa juste place, la bonne attitude en tant que parent ne va pas de soi après une séparation.
Ça ne veut pas dire que nous sommes de mauvais parents, égoïstes ou farfelus. Nous avons envie de bien faire avec nos enfants, de les choyer, les protéger. Nous les aimons plus que tout. Ils subissent nos changements de vie et bien souvent nous nous sentons coupables de leur en imposer les conséquences.
De la pause nécessaire au basculement d'attitude
Du coup nous basculons d'une attitude d’adulte qui accompagne le développement de ses enfants à une attitude démissionnaire, pour rattraper- compenser- racheter- ce que nous leur avons ôté. Malheureusement cette attitude se révélera nocive pour eux comme pour nous. Nous l'adoptons parce que nous nous sentons responsables de leur mal-être, de leur malheur supposé, parce que nous imaginons qu'ils sont en manque affectif et que nous voulons le combler, parce que nous projetons sur eux nos propres peurs et angoisses. Nous devenons alors plus perméables à leurs demandes extravagantes.
Nous avons tendance à accepter plus de choses de leur part, à supporter un comportement moins adapté...et petit à petit nous sommes embarqués dans un chemin de plus en plus difficile, jusqu'à être dépassés par leurs réactions.
J'ai fais récemment connaissance avec une personne qui se fait ainsi tyranniser par une de ses filles. Elle a perdu le contrôle de ses réactions et se sent démunie. Pourtant cette enfant est encore jeune : pas tout à fait 10 ans. Mais elle a une grande violence en elle et rejette systématiquement toutes les demandes de sa mère ou de sa sœur. Je ne saurai dire d'où vient une telle situation. Peut-être que cette maman a eu le courage de quitter un conjoint violent et que, sans le vouloir, sa fille récrée ce climat ? Je ne suis pas psy, ni soignante. Je n'en ai aucun titre, aucune qualification. Mais ce que j'entends à travers les hurlements de cette petite fille et de sa mère, c'est leur détresse et leur souffrance. J'ai l'impression qu'il se joue là autre chose qu'un simple conflit d'autorité, et que rien de constructif ne sort de ces crises.
Cette histoire résonne en moi : elle fait écho à ce que j'ai vécu. Il me semble que j'étais comme cette maman il y a quelques années : stressée, fatiguée, sans cesse à culpabiliser sur la vie décousue que j'infligeais à mes enfants, à la recherche de nouveaux repères dans ma vie de parent séparé. J'avais du mal à gérer leur absence une semaine sur deux et je compensais par des permissivités plus grandes. Il m'a fallu du temps pour comprendre que cela créait et amplifiait un sentiment d’insécurité chez mes filles.
Avez-vous déjà ressenti un tel paradoxe ? On veut le meilleur pour ses enfants mais par notre propre attitude, on crée l'inverse de ce qu'on souhaite. Avez-vous été confronté aux mêmes difficultés ? Quelle a été la plus grande que vous ayez dû affronter ? Comment avez-vous trouvé les ressources nécessaires pour la dépasser ?
Il me semble que nous avons tout à gagner à être accompagné(e), sans jugement dans ces moments-là. Proposer une écoute, un refuge, une halte aux personnes malmenées par des situations de vie évolutives peut faire une réelle différence pour elles. Les conseiller aussi de se faire aider par des professionnels ou d'accepter la main tendue d'amis, histoire de souffler et de rééquilibrer les relations.
Pour ceux qui préfèrent la vidéo :
J'ai fais récemment connaissance avec une personne qui se fait ainsi tyranniser par une de ses filles. Elle a perdu le contrôle de ses réactions et se sent démunie. Pourtant cette enfant est encore jeune : pas tout à fait 10 ans. Mais elle a une grande violence en elle et rejette systématiquement toutes les demandes de sa mère ou de sa sœur. Je ne saurai dire d'où vient une telle situation. Peut-être que cette maman a eu le courage de quitter un conjoint violent et que, sans le vouloir, sa fille récrée ce climat ? Je ne suis pas psy, ni soignante. Je n'en ai aucun titre, aucune qualification. Mais ce que j'entends à travers les hurlements de cette petite fille et de sa mère, c'est leur détresse et leur souffrance. J'ai l'impression qu'il se joue là autre chose qu'un simple conflit d'autorité, et que rien de constructif ne sort de ces crises.
Des places à rééquilibrer.
Cette histoire résonne en moi : elle fait écho à ce que j'ai vécu. Il me semble que j'étais comme cette maman il y a quelques années : stressée, fatiguée, sans cesse à culpabiliser sur la vie décousue que j'infligeais à mes enfants, à la recherche de nouveaux repères dans ma vie de parent séparé. J'avais du mal à gérer leur absence une semaine sur deux et je compensais par des permissivités plus grandes. Il m'a fallu du temps pour comprendre que cela créait et amplifiait un sentiment d’insécurité chez mes filles.
Avez-vous déjà ressenti un tel paradoxe ? On veut le meilleur pour ses enfants mais par notre propre attitude, on crée l'inverse de ce qu'on souhaite. Avez-vous été confronté aux mêmes difficultés ? Quelle a été la plus grande que vous ayez dû affronter ? Comment avez-vous trouvé les ressources nécessaires pour la dépasser ?
Il me semble que nous avons tout à gagner à être accompagné(e), sans jugement dans ces moments-là. Proposer une écoute, un refuge, une halte aux personnes malmenées par des situations de vie évolutives peut faire une réelle différence pour elles. Les conseiller aussi de se faire aider par des professionnels ou d'accepter la main tendue d'amis, histoire de souffler et de rééquilibrer les relations.
Accepter la redéfinition des rôles
C'est un chemin et une évolution dont il faut prendre conscience : non seulement nous nous retrouvons seul(e) une semaine sur deux en cas de garde alternée, mais en plus notre rôle de parent est un peu modifié sur ce temps-là. Nos enfants nous testent pour se rassurer sur notre présence et notre capacité à assumer. Faisons-nous confiance et acceptons de ne pas détenir toutes les clés pour faciliter nos relations avec nos propres enfants. Restons ouverts à notre cœur et à nos limites. Tendons la main à ceux et celles qui sont en perte de repères actuellement ou acceptons la main tendue qui nous est offerte.
Pour ceux qui préfèrent la vidéo :
Prenez soin de vous et de vos belles pommes d'amour !
Céline





