dimanche 24 juin 2018

Comment prendre une bonne décision ?

Prendre une bonne décision : ce qu'il faut savoir pour y parvenir

 

Le fonctionnement de notre cerveau


En faisant des listes de positifs et négatifs, en pesant le pour et le contre, on pense prendre ainsi une décision complètement rationnelle. Or c'est loin d'être le cas. On voudrait prendre une décision consciente, réfléchie, qu'on contrôle pleinement. Par exemple quand il s'agit de quitter ou non son compagnon, quand il faut choisir un nouvel appartement, changer les enfants d'école.... Or notre cerveau dispose de nombreux fonctionnements automatiques, en lien par exemple aux stéréotypes inconscients qui nous affectent, aux étiquettes que nous collons malgré nous aux choses ou aux personnes et qui biaisent nos décisions dites réfléchies. Le fonctionnement automatique est pratique pour la vie quotidienne en nous faisant gagner du temps de réflexion et adopter des comportements prédéfinis. Je n'ai ainsi aucune question à me poser quand je veux boire : je prends un verre et je me sers de l'eau. Mais ces automatismes peuvent nous induire en erreur quand il s'agit de questionnements profonds.




Comment gérer les automatismes de notre cerveau ?

 

En en prenant conscience, on atténue les effets de nos automatismes. Par exemple, j'ai découvert qu'un de mes stéréotypes était qu'une femme ne pouvait avoir de l'argent hors de son mariage. Ça peut vous paraitre dingue mais ça faisait partie des représentations dont je n'avais pas conscience, transmise par ma famille involontairement. Rien qu'en en prenant conscience, j'ai pu rectifier le tir et ainsi cesser de prendre de l'argent chaque mois depuis mon divorce. 
S'appuyer sur les automatismes de mon cerveau permet de me rendre disponible à d'autres indices de décision comme mes émotions. C'est d'ailleurs pour cela que les vendeurs essaient de faire jouer la corde de l'émotion quand ils nous présentent leur produit. Si un vendeur d'assurance me peint une situation difficile suite à un accident de vie pour mes enfants,en m'expliquant par exemple qu'ils seront obligés d'interrompre leurs études pour subvenir à leurs propres besoins, il crée chez moi une réaction émotionnelle forte (peur, empathie...) et j'ai ainsi plus de chance de signer le contrat qu'il me tend, plutôt que si je regarde froidement les chiffres alignés sans me projeter émotionnellement.
Pour ne pas me faire piéger par mes émotions, il vaut mieux connaître son propre mode de fonctionnement, être à l'écoute de soi. Si notre cœur s'emballe, que notre respiration s’accélère ou notre poitrine se contracte, c'est le signe que notre décision sera fortement affectée par notre émotion. Je sais donc que si un vendeur utilise des images fortes en mettant en scène mes enfants (parce que c'est ma corde sensible), je refuse d'abord tout.  J'emporte les documents chez moi pour les étudier de façon plus réfléchie et posée.

Comment favoriser une bonne prise de décision ?


Pour être au plus haut de ses capacités de prise de décision, il vaut mieux être reposé. En effet notre cerveau rationnel, conscient, est sous le contrôle des capacités attentionnelles, qui nous demandent beaucoup d’énergie. Moins nous en avons, plus nous sommes sensibles à nos automatismes et stéréotypes. Donc quand on cherche un nouveau logement, parce qu'on se sépare, il vaut mieux visiter les différents logements proposés quand on est reposé qu'à la fin d'une semaine stressante pendant laquelle on n'a pas arrêté de courir à droite et à gauche. Le regard que l'on posera dessus ne sera pas le même. Plus nous serons reposés, moins notre décision sera automatique, intuitive ou émotionnelle. En période de séparation, nos émotions sont fortes, le stress est grand. Nous avons donc intérêt à soigner nos temps de pause, de repos pour favoriser une décision plus réfléchie. Je m'étais éloignée de ma famille, de mes enfants, de mon quotidien pendant 2 jours entiers pour réfléchir, au début de mes problèmes de couple. Une amie m'avait prêté son studio à une bonne heure de route de chez moi, loin de mes trajets et habitudes familiaux ou personnels. Je n'avais alors aucune contrainte d'horaire ou de repas à préparer et cela m'avait permis de me reposer, puis de réfléchir à ma situation, à ce que je voulais vraiment.

Dresser une liste permet de prendre du recul, d'activer le cerveau rationnel. Le passage à l'écrit nécessite un délai et favorise la prise de décision. C'est un exercice qui peut paraitre superficiel ou inutile mais qui marche quand même. Il éloigne le risque de prendre une décision trop rapidement. Je vous invite à le faire. J'avais ainsi noté tout ce qui me passait par la tête sur un cahier, sans me restreindre et en y revenant plusieurs fois pendant ce fameux week-end. Cela m'avait beaucoup aidé pour tenter d'y voir clair.


Connaitre les pièges de la décision permet aussi de s'en détacher.

 

10 pièges de la décision sont connus par les chercheurs en neurosciences. Certains sont plus actifs en cas de séparation que d'autres il me semble. Par exemple, à mon avis, il faut se méfier du "biais de conformité" quand on se sépare. Ainsi si l'on doit choisir entre deux magazines et qu'on a entendu parler du 1er et non du 2nd, on aura tendance à penser que le 1er est meilleur et à l'acheter. L'effet de groupe pèse sur nos choix. De même, si autour de nous les couples qui se sont séparés l'ont fait en se déchirant, on aura tendance à penser que c'est une solution normale et logique.

"Le biais de confirmation" est également à garder en tête pour s'en méfier. C'est le fait que quand on commence à se faire une opinion sur quelque chose ou quelqu'un, on ne voit plus que les éléments qui confirment cette opinion initiale. Si votre ex vous énerve, vous ne verrez plus que ses comportements qui vont dans ce sens-là. On fige notre avis sans rester ouvert à la possibilité de retour en arrière. Dresser une liste des comportements qu'il ou elle adopte et qui vous conviennent quand vous êtes en cours de  séparation permet de le voir dans sa globalité et de ne pas rester centrer sur tout ce qui ne va pas.

J'espère que cet article vous sera utile et que vos décisions vous paraitront plus faciles à prendre. Auquel de ces biais êtes-vous le plus sensible et donc allez-vous le plus vous  méfier ? A vos listes !

Prenez soin de votre propre belle pomme d'amour, pour pouvoir ensuite prendre soin des pommes d'amour qui vous tiennent à cœur !

Céline

dimanche 17 juin 2018

Comment combler le manque de ses enfants ?

Le vide laissé par ses enfants : comment le gérer ?

 

L'absence des enfants : une occasion de se réjouir ?


Aujourd'hui c'est la fête des pères en France et comme beaucoup de maman séparée, je suis donc sans mes enfants. Je m'en réjouis car je sais qu'elles passent une fabuleuse journée avec leur papa et que c'est important pour eux. Je m'en réjouis aussi car je sais profiter de ce temps libre pour moi. 


Mais il n'en a pas toujours été le cas, loin de là. Je faisais partie de ces mamans omniprésentes qui ont du mal à laisser les papas prendre leur juste place. Vous savez celles qui finissent par tout faire elles-mêmes parce que ça va plus vite et que c'est mieux fait. Celles qui se sentent investies d'une mission, qui à force de penser que maman est le plus beau rôle de leur vie en oublient d'être présentes à leur propre vie. 

Par exemple, l'évolution de la répartition des rôles pour donner le bain à nos enfants est très significatif. Pour notre ainée, nous le faisions chacun à notre tour : partager ce moment de détente, de rire et de joie allait de soi pour chacun de nous. Peu importait l'heure ou le jour, on s'arrangeait. Et si on le pouvait, on le faisait même ensemble. Puis à l'arrivée de notre 2e, je prenais souvent l’initiative de le faire pour qu'il puisse jouer avec elles quand il rentrait puis les coucher, ce qui nous laissait une plus grande soirée tous les deux, sans enfants. Il n'a jamais insisté parce que ce glissement s'est fait petit à petit, que j'ai été à plusieurs reprises vexante "tu mets trop de savon", ou "attention, tu mets de l'eau partout" avec l'air de dire que, moi, je faisais mieux. Du coup petit à petit quand la 3e est  née cela nous paraissait naturel que ce soit quasiment toujours moi qui la baigne. 
Et il en fut ainsi de beaucoup de choses. Vous comprenez que j'avais rempli ma vie autour des enfants. Si j'avais été honnête avec moi-même, j'aurai reconnu que j'avais créé un déséquilibre peu épanouissant pour moi et dangereux pour mon couple.

Du coup après  mon divorce, je me suis retrouvée une semaine sur deux sans mes enfants : sans horaires d'école ni de garderie, sans repas équilibré à préparer, sans devoirs ni cartables à vérifier, sans jeux à partager, sans éclats à réguler,, sans rire à échanger... bref un appartement vide et silencieux et des heures et des heures disponibles.
Mais pour faire quoi ? Je m'y étais préparée mais la réalité est quand même déroutante. Au début c'est l'euphorie : tant de temps pour soi ! Puis c'est la surdose : tout ce temps pour soi, vide ! Qu'est-ce qu'on en fait ???

Voici mes conseils les plus pertinents pour gérer ce manque :


- Investir son affection dans un animal de compagnie. 
Dès notre séparation, j'avais adopté un chat pour faire plaisir à mes filles. En fait sa présence m'a aussi fait du bien à moi. Elle a le mérite de décentrer l'attention de notre petite personne sur quelqu'un qui dépend entièrement de nous. Cette solution vous parait simpliste ? Vous verrez qu'elle peut aussi vous permettre de vous libérer de vos émotions, sans risque d'être jugé(e). Prenez-le à parti verbalement et vous verrez qu'il est toujours là ;-)

- Retrouver le plaisir de sortir avec ses ami(e)s.
On les a souvent délaissés pendant les nombreux mois qui ont précédé notre rupture. Cela peut être le moment de renouer ou d'amplifier certains liens. J'avoue que j'avais réduit ma vie sociale à peau de chagrin. Quelquefois ces amis refuseront de sortir arguant qu'ils sont eux-mêmes en couple. Vous leur rendrez service en les forçant à penser à eux... et pour ceux qui sont célibataires ce sera ouvrir son horizon.

- Se (re)mettre au sport, à la promenade, au yoga : s'occuper de son corps.
Cela permettra d'aérer son esprit et aussi de redorer l'image de soi écornée par notre séparation. On prend le temps de souffler, de respirer et de se reconnecter à notre corps qui est le siège de nos trop plein d'émotions.

- S'investir dans un changement de situation professionnelle.  
Vous n'osez pas envisager telle promotion parce qu'avec les enfants...? Vous repoussez sans cesse la présentation de tel concours car vous n'avez pas le temps de le préparer ? Eh bien c'est l'occasion de passer à l'action ! J'ai mis à profit toutes mes soirées solitaires pour travailler à mon changement de vie professionnelle et j'y suis parvenue parce que je m'en suis donnée l'autorisation. 
Allez-y : autorisez-vous et acceptez le plaisir de réussir !

- Sortir avec quelqu’un d'autre. 
Après tout, pourquoi pas ? Vous n’êtes pas obligé(e) d'attendre d'être complètement remis de votre séparation pour envisager une autre relation. Elle vous permettra de vous donner à nouveau de la valeur. Ca fait du bien de se sentir désiré(e) et de désirer. 

Vous le voyez les solutions sont diverses, adaptables à différentes envies, combinables, déclinables. L'essentiel est qu'elles vous conviennent ! Quelles sont celles qui vous parlent le plus ? Dites-moi celles que j'ai oubliées et qui marchent le mieux pour vous.

Prenez soin de vous pour pouvoir prendre soin  de vos belles pommes d'amour !

Céline 

lundi 11 juin 2018

Redéfinir sa place de parent

La séparation bouscule notre place de parent


Trouver sa juste place, la bonne attitude en tant que parent ne va pas de soi après une séparation. 


Cette séparation a créé un déséquilibre, et ce pendant les nombreux mois qui l'ont précédés, dans la relation entre parents et enfants. Non seulement nous sommes désormais seul(e) à gérer notre quotidien, mais en plus cela intervient après une période qui a mis nos nerfs à rude épreuve. Il a fallu comprendre, analyser ce qui clochait dans notre couple, puis prendre ou subir la décision de se quitter, trouver un nouveau lieu de vie pour soi et les enfants puis envisager désormais une reconstruction, un apaisement personnel. Nous avons été bousculé(e)s, malmené(e)s et nous avons besoin de souffler. C'est légitime et compréhensible. Nous avons besoin d'une pause.


Ça ne veut pas dire que nous sommes de mauvais parents, égoïstes ou farfelus. Nous avons envie de bien faire avec nos enfants, de les choyer, les protéger. Nous les aimons plus que tout. Ils subissent nos changements de vie et bien souvent nous nous sentons coupables de leur en imposer les conséquences.


De la pause nécessaire au basculement d'attitude


Du coup nous basculons d'une attitude d’adulte qui accompagne le développement de ses enfants à une attitude démissionnaire, pour rattraper- compenser- racheter- ce que nous leur avons ôté. Malheureusement cette attitude se révélera nocive pour eux comme pour nous. Nous l'adoptons parce que nous nous sentons responsables de leur mal-être, de leur malheur supposé, parce que nous imaginons qu'ils sont en manque affectif et que nous voulons le combler, parce que nous projetons sur eux nos propres peurs et angoisses. Nous devenons alors plus perméables à leurs demandes extravagantes.
Nous avons tendance à accepter plus de choses de leur part, à supporter un comportement moins adapté...et petit à petit nous sommes embarqués dans un chemin de plus en plus difficile, jusqu'à être dépassés par leurs réactions.

J'ai fais récemment connaissance avec une personne qui se fait ainsi tyranniser par une de ses filles. Elle a perdu le contrôle de ses réactions et se sent démunie. Pourtant cette enfant est encore jeune : pas tout à fait 10 ans. Mais elle a une grande violence en elle et rejette systématiquement toutes les demandes de sa mère ou de sa sœur. Je ne saurai dire d'où vient une telle situation. Peut-être que cette maman a eu le courage de quitter un conjoint violent et que, sans le vouloir, sa fille récrée ce climat ?  Je ne suis pas psy, ni soignante. Je n'en ai aucun titre, aucune qualification. Mais ce que j'entends à travers les hurlements de cette petite fille et de sa mère, c'est leur détresse et leur souffrance. J'ai l'impression qu'il se joue là autre chose qu'un simple conflit d'autorité, et que rien de constructif ne sort de ces crises.


Des places à rééquilibrer.


Cette histoire résonne en moi : elle fait écho à ce que j'ai vécu. Il me semble que j'étais comme cette maman il y a quelques années : stressée, fatiguée, sans cesse à culpabiliser sur la vie décousue que j'infligeais à mes enfants, à la recherche de nouveaux repères dans ma vie de parent séparé. J'avais du mal à gérer leur absence une semaine sur deux et je compensais par des permissivités plus grandes. Il m'a fallu du temps pour comprendre que cela créait et amplifiait un sentiment d’insécurité chez mes filles.

Avez-vous déjà ressenti un tel paradoxe ? On veut le meilleur pour ses enfants mais par notre propre attitude, on crée l'inverse de ce qu'on souhaite. Avez-vous été confronté aux mêmes difficultés ? Quelle a été la plus grande que vous ayez dû affronter ? Comment avez-vous trouvé les ressources nécessaires pour la dépasser ?
Il me semble que nous avons tout à gagner à être accompagné(e), sans jugement dans ces moments-là. Proposer une écoute, un refuge, une halte aux personnes malmenées par des situations de vie évolutives peut faire une réelle différence pour elles. Les conseiller aussi de se faire aider par des professionnels ou d'accepter la main tendue d'amis, histoire de souffler et de rééquilibrer les relations.


Accepter la redéfinition des rôles


C'est un chemin et une évolution dont il faut prendre conscience : non seulement nous nous retrouvons seul(e) une semaine sur deux en cas de garde alternée, mais en plus notre rôle de parent est un peu modifié sur ce temps-là. Nos enfants nous testent pour se rassurer sur notre présence et  notre capacité à assumer. Faisons-nous confiance et acceptons de ne pas détenir toutes les clés pour faciliter nos relations avec nos propres enfants. Restons ouverts à notre cœur et à nos limites. Tendons la main à ceux et celles qui sont en perte de repères actuellement ou acceptons la main tendue qui nous est offerte.

Pour ceux qui préfèrent la vidéo :


Prenez soin de vous et de vos belles pommes d'amour !
Céline

lundi 4 juin 2018

Dévoiler ses faiblesses lors d'une séparation

Dévoiler ses faiblesses quand on se sépare : une folie ?


Ce week-end, j'ai pris encore davantage conscience de la nécessité à communiquer avec notre entourage sur ce qui fait notre force mais aussi sur nos faiblesses.
Avez-vous remarqué à quel point on se sent fragilisé quand on se sépare de notre conjoint et comme on a à cœur de ne rien montrer ?

Superwoman : le rôle de notre vie ? 


Au moment où je me suis séparée de mon ex-mari, je m'étais forgée comme une carapace, essentiellement pour ne pas dévoiler mes angoisses, mes doutes, mes peurs à mon entourage. C'était une façon de me protéger. En tout cas, j'en étais convaincue. J'avais donc endossé le rôle de la femme parfaite, ou du-moins j'essayais de continuer à porter ce costume, trop lourd pour moi en définitive. Trop éloigné de ma réalité. N'avez-vous jamais eu l'impression de jouer un rôle dans votre propre vie ? de correspondre aux attentes, imaginées ou réelles de votre entourage ? de la société ?
C'est ce qui s'était passé pour moi jusqu'au moment où j'ai refusé de rentrer dans le "jeu" de la guerre avec le père de mes enfants. Je me suis alors sentie seule, isolée, déboussolée et décalée par rapport aux personnes qui pensaient, imaginaient, me poussaient à ce que nos relations dégénèrent. Mais j'avais choisi mon camp : celui de la paix. 
Je fais une différence entre s'appesantir sur son sort, sa situation, se poser en victime d'une part et le fait d'affronter ses peurs et ses émotions d'autre part. Je crois que cela m'aurait aidé si j'avais pu parler de cette difficulté à l'époque. Je me suis montrée forte, par obligation et par croyance.
Maintenant je sais qu'on gagne beaucoup de force à montrer sa vulnérabilité. Se poser en victime, c'est faire porter la culpabilité à son ex, ce qui peut être réconfortant à court terme, mais c'est éloigner la possibilité de surmonter ses peurs en les affrontant. C'est se condamner à long terme à répéter les mêmes erreurs, avec d'autres personnes.

Voici donc mon plan d'attaque en 3 étapes pour faire de sa vulnérabilité une force :


- Premièrement : je la nomme.
Je pointe du doigt (ou du stylo), tout ce qui me fait peur pour l'avenir, ce qui me rend inconfortable actuellement par rapport à mon (ex/futur) couple, mes enfants, mon lieu de vie, mon train de vie, mes amis, mon travail....Sans complaisance, avec honnêteté.

- 2e étape : je reconnais ma vulnérabilité.
J'accueille mes larmes et mes émotions. Loin d'être le signe d'une faiblesse, elles permettent d'identifier là où j'en suis et donc de connaître mon point de départ vers quelque chose de nouveau.

- 3e étape : je la partage.
Cette vulnérabilité-là se transforme grâce à des proches qui seront capables de la reconnaitre, de l'accueillir eux-aussi et de l'accompagner, sans jugement.
J'ai pu le faire, je me suis autorisée à le faire, chez de la famille très proche de cœur mais que je ne vois pas souvent. Un couple, plus âgé que moi, comme des parents adoptifs. C'est chez eux que j'ai pu laisser venir et aller ces larmes non retenues (je venais alors de vendre la maison que je chérissais tant). Ces larmes se sont révélées salvatrices. Mon deuil pouvait commencer.

Ce mot vous parait fort ? C'est pourtant le processus par lequel il faut passer lors d'une séparation. Il y a même plusieurs deuils à faire : celui d'un couple, celui d'un lieu de vie, celui d'un certaine forme de famille qu'on avait créée.
J'ai de plus découvert que ma vulnérabilité n'était non seulement pas jugée, mais qu'en plus elle me reliait à ces êtres chers encore davantage. Que cela créait comme un trait d'union entre nous : des émotions partagées sont toujours plus fortes que celles qu'on vit isolément. On les vit pleinement. Puis on peut les gérer pleinement. Nous savons très bien que mettre un couvercle sur elles ne les fait pas disparaitre. 
Personne ne se sent proche de quelqu'un qui montre une façade froide et rigide, alors que nous portons attention à quelqu'un qui nous transmet ses émotions, qui nous touche. Nous avons envie de l'aider, de lui tendre la main, et nous avons créé des liens indéfectibles entre nous. Je suis d'ailleurs encore maintenant reconnaissante à ce couple d'amis de m'avoir permis d'entendre ma vulnérabilité.


Alors : osons nous montrer vulnérables, nous en serons d'autant plus forts ! 

Qu'en pensez-vous ? Si vous n'êtes pas d'accord, faites le moi savoir. Votre avis sur le sujet m'intéresse. Si vous pensez que cet article peut faire du bien à quelqu'un de votre entourage, sentez vous à l'aise de lui en parler. Peut-être qu'il ne vous dira rien ou peut-être qu'il vous sera reconnaissant sans vous le dire, comme je l'aurai été si j'avais pu le lire à ce moment-là.

Allez, prenez soin de vous et de vos belles pommes d'amour.
Avec toute ma reconnaissance d'avoir pris le temps de me lire et de penser que mes écrits peuvent peut-être faire une différence, pour quelqu'un.

A bientôt
Céline

dimanche 27 mai 2018

Le symbole

Le symbole dans la séparation

 

Les symboles et la vie 


Avez-vous déjà pris conscience de l'importance des symboles dans notre vie ? Ils jalonnent notre vie, et sont donc bien sûr présents dans notre séparation.
En ce jour de fête des Mères, leur présence me parait très importante et surtout je crois qu'on peut s'appuyer sur eux pour évoluer.


La séparation et l'alliance


Le premier des symboles quand on se sépare est le moment où on retire notre alliance. Cet anneau échangé lors de notre mariage est le symbole par excellence de notre engagement commun dans l'aventure de couple. Le retirer définitivement est le symbole concret de la rupture de cet engagement. Que faites-vous de votre alliance passée ? L'avez-vous remise au fond d'un tiroir ? l'avez-vous vendue ?
J'ai choisis de garder la mienne, de même que tous les bijoux que mon ex-mari m'avait offert, au fond d'un tiroir. Au début parce que je ne savais pas trop quoi en faire, maintenant comme mémoire pour mes enfants. Peut-être qu'elles n'en feront rien, mais j'ai envie de leur laisser en héritage : parce que ça fait partie de leur histoire et que ma dernière fille était petite quand on a divorcé et qu'elle n'a pas vraiment de souvenirs de ses parents unis. Cela dit, je changerai peut-être d'avis : je n'ai pas envie de leur laisser le poids d'un héritage qui les encombrerait....
Le moment où l'on choisit délibérément d’ôter notre alliance à une signification : nous avons intégré notre séparation et ce symbole n'a plus lieu d'être. Je me souviens ne pas l'avoir ôté tout de suite mais après plusieurs semaines. En revanche je ne me souviens plus quel fut le déclencheur de cet acte délibéré, peut-être que simplement je prenais acte que je n'avais plus d'espoir ni d'envie de recoller les morceaux avec mon ex. Je ne la supportais plus autour de mon doigt, elle n'y avait plus sa place. 

La séparation et les différents "actes civils"


Un autre symbole important est le jour de la signature du compromis de vente du bien commun. On s'engage devant d'autres à se défaire de notre lieu de vie commune. Je trouve que c'est une étape émouvante, même quand on l'a attendu longtemps et désiré beaucoup.
Ce lieu de vie qu'on a investit de nos rêves, de nos souvenirs : on lui tourne le dos désormais. C'est un abandon : on le confie à d'autres mains. Un passage. Car en même temps c'est un acte de liberté retrouvée  : nous sommes libres de nous abriter sous un autre toit. La vente du bien commun conditionne souvent le départ vers une nouvelle vie, séparée. Comme une parabole de notre désamour.

De même la signature devant le juge du divorce est tout autant chargée de symbole. 

La séparation et les fêtes de Mères et Pères  


Avec la garde alternée, selon les années, le jour de la fête des Mères peut advenir dans une semaine papa et inversement. Réussir à s'entendre pour que les enfants puissent voir maman le jour de la fête des Mères et leur papa le jour de la fête des Pères est pour moi symboliquement fort : nous reconnaissons chacun dans son rôle de parent et nous montrons à nos enfants que nous sommes capables de souplesse.  C'est une façon d'évoluer dans notre rapport avec notre ex, en nous appuyant sur la symbolique du jour et nous faisons tellement plaisir à nos enfants et à nous-mêmes qu'il serait dommage de ne pas en profiter ! Je vous invite donc à concrétiser positivement un symbole sur le chemin de votre bonne entente avec votre ex en lui permettant de vivre cette journée avec vos enfants. Et si c'est trop tard pour cette année, prévoyez-le pour l'année prochaine. Qu'en pensez-vous ?


Prenez soin de vous et de vos belles pommes d'amour !
Céline




dimanche 20 mai 2018

La séparation et son cortège de peurs

Un sentiment inévitable en cas de séparation : la peur


Alors que la vie commune est devenue éprouvante, pesante, compliquée, que les signes du désamour se sont installés depuis bien longtemps, nous hésitons toujours à tirer les conclusions qui s'imposent : nous devons nous séparer. Car nous avons peur... Une peur qui nous envahit, nous paralyse.


Selon moi, voici les principales peurs qui nous retiennent et nous empêchent de dormir pendant de longues nuits....


1. La peur de faire souffrir ou de souffrir

 

Il est en effet plus facile de se poser en victime plutôt que d'endosser la culpabilité d'avoir détruit le foyer et d'essuyer les reproches des uns et des autres. Même si je n'étais plus heureuse dans mon couple, j'étais incapable d'y mettre fin volontairement consciemment. On peut aussi être anéanti(e) à la pensée de souffrir de l'absence de l'autre, ou d'être à l'origine de son effondrement supposé.

2. La peur d'être remplacé(e)

 

Ce qui revient à la peur d'être abandonné(e). Pour l'inconscient, abandonner ou être abandonné c'est souvent pareil. On peut quitter et avoir la sensation d'avoir été quitté. C'est d'ailleurs souvent ce qui se passe en cas de relation extraconjugale : une personne est incapable de quitter mais s'engouffre dans une relation autre. C'est bien sûr se voiler la face sur la nature de la relation et sur son avenir. De nombreux couples se renforcent à la suite d'une présence tierce qui révèle la jalousie puis le désir.


3. La peur de la solitude


Cette peur découle souvent d'un manque de confiance en soi, qui nous pousse à rester avec celui ou celle qu'on a "réussit" à séduire un jour par chance. Pour contrer cette peur, il faut avoir la maturité suffisante et être rassuré(e) sur sa capacité à vivre seul(e), à assumer sa sécurité intérieure. Et ce n'est pas si facile quand on a toujours vécu avec quelqu'un d'autre, quand on est passé par exemple du confort du foyer parental à la douceur du foyer marital.
La femme seule aujourd’hui fait peur et envie en même temps aux autres femmes : rivale potentielle, elle bénéficie d'une liberté enviée. Et les hommes éprouvent à son encontre également un sentiment ambivalent : ils la voient disponible donc désirable mais aussi autonome donc dangereuse. Cette image de la femme seule véhiculée par la société peut faire peur et être très lointaine du ressenti d'une femme qui hésite à se séparer de son conjoint. Elle fait donc vaciller nos décisions.


4. La peur de perdre son confort


Dans tous les cas, nous savons que, nous les femmes, nous sommes perdantes financièrement en cas de séparation, même s'il y a pension alimentaire. Cette baisse de niveau de vie peut effrayer, si ce n'est pour nous au-moins pour nos enfants. Notre incapacité à leur offrir la même chose est intolérable. En tout cas, c'est comme cela que je l'ai ressenti quand j'ai divorcé. Et si nous avons la possibilité de nous "sacrifier" pour eux en restant, nous le faisons. Même si c'est un mauvais calcul.


5. La peur de l'échec

 

Ce sentiment est écrasant lorsque la rupture a lieu en milieu de vie. Cet échec fait échos durement à la "réussite " du couple qui nous est demandée dans la société. C'est aussi notre difficulté à renoncer à l'illusion du couple idéal : celui que nous nous sommes forgés dans notre tête dès l'enfance. Couple idéal renforcé par l'injonction inconsciente de la famille : faire aussi bien, voire mieux, que nos propres parents.
Or cette rupture amoureuse est rarement la première et nous savons qu'elle nous aide à franchir des étapes. Une étude américaine a d'ailleurs révélé que 80% des femmes et 58% des hommes se sentent plus heureux après leur séparation. Cette étape nous permet de repenser nos idéaux, nos priorités, nos besoins et nos attentes. On fait le tri, on hiérarchise. On est alors à nouveau disponible pour poursuivre notre vie de façon plus créative, plus proche de ce que nous sommes devenus. 


6. La peur de faire souffrir les enfants

 

Cette peur peut être assez écrasante. Quelle culpabilité j'ai pu éprouver à la pensée d'être incapable de leur offrir un foyer unit ! Or les études montrent que les enfants trouvent, eux, plus difficile d'avoir des parents qui se disputent que d'avoir des parents séparés. Ils vivent la séparation comme un soulagement.  Et je constate sur les photos les beaux sourires éclatants de mes enfants qui contrastent de façon éloquente avec leurs sourires mitigés pendant nos mois de dispute.

 

La peur, et ensuite ?

Voilà donc un beau paquet de peurs qui nous étouffent et nous empêchent d'agir. Que faire alors ? Comment gérer ces peurs ?
Pour moi, les reconnaître, les identifier c'est déjà commencer à s'en éloigner. 
Puis vient le courage : reconnaître ses peurs mais agir malgré elles, parce qu'on croit que notre action est juste. Quand nous ne nous sentons plus à notre place dans notre couple, osons avoir ce courage-là. Comprendre que la peur est incontournable et qu'elle fait partie du chemin de la séparation est déjà faire un pas en avant. Je n'avais pas eu ce courage mais aujourd'hui je remercie mon ex-mari de l'avoir eu à ma place. Il nous a offert la possibilité d'être heureux séparément au lieu de se condamner à vivre malheureux ensemble. C'est ce à quoi je vous invite à réfléchir...


Et pour vous ? Quelle est la peur qui vous envahit le plus ? Qui vous parle davantage que les autres ? En avez-vous identifié d'autres ? 

Prenez soin de vous et de vos belles pommes d'amour !
Céline



vendredi 11 mai 2018

Le conflit dans la séparation

Le conflit : ce piège si facile !


Bonjour les amis,

J'ai récemment fait des recherches sur internet autour des notions du divorce et j'ai été frappée de constater que la première thématique qui s'y rapporte est celle du conflit. Les mots employés font partie du champ sémantique guerrier, développé dans toutes ces acceptions.




 Séparation et conflit : indissociables ?

Vous me direz : "rien de plus normal, on se sépare !" Bien sûr faire face à un divorce, une séparation , c'est douloureux et c'est la constatation que deux êtres ne peuvent plus vivre ensemble. Mais sont-ils pour autant condamner à se détester et pire, à se détruire mutuellement ? Si l'on en croit la société, le discours prédominant, la réponse est oui. Moi je crois et j'affirme au contraire qu'il existe une autre voie : celle du respect. Tous mes écrits vont en ce sens et ceux qui me connaissent peuvent témoigner que ma vie entière va en ce sens. Je ne me vis ni comme un exemple, ni comme quelqu'un de spécial. Mais ces images associées à une séparation me révoltent.
Croyez en vous et en votre pouvoir de transformer votre vie comme vous le souhaitez !

Le cercle vicieux / le cercle vertueux 


Certaines d'entre vous me font remarquer que mon ex-mari est engagé sur la même voie que moi et que pour elles "ce n'est pas pareil" : "mon ex n'écoute rien, il est dans la haine, dans la colère. Il me fait chier pour tout ". C'est oublier que les débuts de ma séparation ont été chaotiques et que si nous souhaitions préserver nos enfants, nous n'envisagions pas de préserver une quelconque relation entre nous, à part le strict nécessaire pour les enfants. L'objectif de la bonne entente est un objectif lointain dans le temps, d'abord : un pas après l’autre, une étape après l'autre, un signe positif après un autre. 
Au début, je prenais chacune de ses paroles pour une attaque et j’agressais en retour. Posons-nous la question suivante : à la demande de mon ex, est-ce que j'entends des faits ou des reproches ? Est-ce que je réponds par des faits ou des insultes (à peine) déguisées ?
Nous connaissons le cercle vicieux et son grand frère le cercle vertueux. Rompons le cercle vicieux et offrons-nous de la respiration et de l'estime de nous-mêmes grâce au cercle vertueux.

Quel est l'objectif de la bataille ?

Vous allez m'opposer : "oui mais alors c'est lui qui va gagner à chaque fois ?!" Oui, peut-être et alors ? Quel est notre objectif ? Est-ce de le mettre à nu ? de l’exécuter moralement ? de lui faire expier sa faute ? De qui parle-t-on ? De sa vie à lui ou de notre vie à nous ? Sans doute nous a t-il blessé, détruit le cœur, écorché notre image... Est-ce que tomber dans les désaccords et les refus systématiques nous aidera à nous sentir mieux ? Est-ce que cela nous permettra de recréer une vie épanouissante ? Il me semble que lors d'une séparation l’objectif n'est pas de se détruire mais de se permettre de poursuivre notre vie autrement et de façon bénéfique.
Vous avez un mur devant vous ? Ok prenez acte et faites avec. Il veut vous détruire ? Ne lui donnez pas de prise et protégez-vous. J'ai par exemple longtemps pensé que j'achetais la paix, que je me faisais complètement avoir financièrement, que le prix était élevé et injuste. Mais l'essentiel pour moi était au final de conquérir la paix. Et c'est ce qu'il s'est passé au-delà même de ce que j'imaginais.
Dans ces cas-là, votre seule possibilité est de vous sauver vous et vos enfants. Vous ne pouvez agir sur la vie de votre ex, agissez sur la vôtre.
Faisons en sorte d'être irréprochable, de rester toujours correct dans nos propos. Si ce n'est pas possible à l'oral, limitons nos communications à l'écrit, en nous focalisant sur les faits. Et admettons que les relations de notre ex avec nos enfants le concernent lui et plus nous. Évidemment sauf s'il est question de violence, mais là c'est un autre problème et nous devons agir. 

C'est en fait un conflit avec vous-même


Cela demande des efforts, de nager à contre courant et de la persévérance : autant de mots souvent dévalorisés dans notre société de consommation immédiate en masse. Mais quelle victoire sur nous-même, pour reprendre l'analogie guerrière. Nous serons fier(e) de nous !
Et si la pression de notre entourage se fait trop forte, prenons de la distance : gardons pour nous nos décisions concernant notre séparation. 

C'est un message que je martèle un peu, mais il me semble essentiel pour ne pas se perdre en route car il définit notre POURQUOI. Pourquoi consacrer de l’énergie à détruire l'autre, à se détruire par l'effet de miroir et à détruire les enfants au passage ? Alors que nous pouvons consacrer notre énergie à améliorer nos relations, à nous permettre une vie sereine et heureuse.
Encore hier j'ai rencontré des jeunes femmes qui ne veulent pas former de famille, qui ne veulent pas d'enfants parce qu'elles ont elles-mêmes trop souffert de la séparation de leurs parents.  Offrez-nous une vie paisible et épanouie et offrons ce beau cadeau à nos enfants ! J'espère que vous me pardonnerez un peu mon ton volontairement engagé, j'aimerais vous faire prendre conscience que rien ne peut se faire sans votre volonté de réussir. Vous avez le pouvoir et la capacité de réussir votre séparation.

Croyez en vous comme je crois en vous !
Prenez soin de vous et de vos belles pommes d'amour !

Céline

vendredi 4 mai 2018

L'intimité

Parler de son intimité : quel défi !


Dans les magazines de psychologie, d'éducation, de bien-être, on nous parle souvent en terme de compétitivité, de performance. Je trouve que c'est souvent nier une partie de moi-même.

L'intimité et le rapport au temps 


Or ma séparation m'a appris que j'ai besoin d'être reconnue dans mon propre rythme, qui peut être celui d'un escargot. J'ai bien conscience que c'est parce que je ne me suis pas respectée à un moment de ma vie, que je courrais après le temps sans cesse, que je me suis oubliée.
Ma première des erreurs fut de penser que je n'avais pas le temps. Or le temps ne nous est pas donné, c'est à nous de le prendre. Prendre le temps pour des choses qui nous sont essentielles, et non pour répondre aux diktats sociétaux.

La complexité de son intimité


J'ai aussi besoin d'être reconnue dans ma complexité. Parler de son intimité, c'est se dévoiler, parler de soi, montrer son soi profond. Je suis faite de multiples facettes. Selon mon énergie ou ma fatigue, je peux être plus ou moins tolérante. Et dans un moment de fragilité, comme c'est le cas en cours de séparation, quand je me sens attaquée dans mon inimité, la seule facette qui ressort en ce qui me concerne est la contre-attaque ou le repli sur moi-même. Je me ferme donc complètement à tout échange. 

L'intimité et les autres : irréconciliable ?


Parler de son intimité, c'est se confronter au regard des autres : à leurs jugements éventuels, au désaveu. C'est se mettre à nu, et reconnaître quelque part ses faiblesses et ses forces. Se soumettre à l'approbation, à l'inquisition ou au rejet. C'est inconfortable. 

Si on nous exhorte à faire mieux, plus, à longueur de lignes, on ne nous a pas appris cependant à parler de nous réellement, de ce que nous sommes en profondeur, de ce à quoi nous aspirons. 
C'est pour cela qu'il me semble important d'apprendre à parler de son intimité : pour apprendre à le connaître, pour en délimiter les contours, pour explorer ce qui en fait sa spécificité. L'objectif est de le connaître et de le faire connaître. Une sorte d'état des lieux pour le sonder et ensuite éventuellement le faire évoluer.  On évolue en se confrontant à l'altérité.

Évoluer en parlant de son intimité

C'est aussi pour cela que je vous invite régulièrement à me faire part de vos expériences et de vos questionnements. Cocher la mention "J'aime" sur Facebook ou partager une notification est un acte public d'engagement et peut s'avérer incompris : "Je partage un article qui parle de séparation, est-ce que cela va être interprété comme un signe de mésentente dans mon couple ?". C'est une réelle question qui peut faire peur. J'ai choisi d'aborder ce sujet parce que je souhaite, à travers ce blog, vous offrir un espace d'expression libre dont vous pouvez vous saisir anonymement : parler de votre intimité pour le connaître. Et vous avez aussi la possibilité de rester un lecteur silencieux. Je parle de mon intimité pour vous rassurer aussi. Je crois que j'aurai aimé pouvoir lire les états d'âme d'une autre personne à ce moment-là. Mais quand on se sépare, on n'y pense pas. Alors si vous connaissez quelqu'un que ce blog peut aider, merci de lui en parler.
L'essentiel, me semble-t-il, est de se respecter et de suivre son propre chemin, sereinement dans notre propre diversité. Gardons en tête que c'est le chemin qui est important, et non la performance finale. 

Allez, prenez soin de vous et faites vibrer vos propres pommes d'amour !

Céline


mercredi 25 avril 2018

La communication avec ses enfants pendant la séparation

 

3 stratégies gagnantes pour améliorer la communication avec vos enfants



Vous avez peur de parler de votre séparation avec vos enfants ? Vous craignez leurs réactions ? Vous hésitez sur les mots à employer ?
Voici mes 3 stratégies, faciles à mettre en place, qui vont vous permettre de fluidifier vos relations avec vos enfants : en vidéo pour la première fois ;-)




Je résume mes stratégies fondées sur mon expérience :

1. on déculpabilise nos enfants sur les raisons de votre séparation

Ils ne sont en rien responsables de notre séparation même s'ils se demandent toujours ce qu'ils ont pu faire de travers pour provoquer cette séparation. A nous d'assumer nos décisions d'adultes.


2. on les rassure sur notre amour

On se sépare de notre conjoint, pas d'eux ! On leur répète qu'on les aime, qu'ils comptent pour vous. On communique avec eux même quand ils ne sont pas avec nous. On montre la permanence de notre amour.


3. on leur parle de nos émotions et de nos activités en leur absence 

Raconter ce qu'on fait et ce qu'on ressent en leur absence les autorise à être eux-mêmes heureux en notre absence.

J'espère que ces stratégies vont vous aider. A bientôt.

Prenez soin de vous !
Céline

mercredi 18 avril 2018

Se séparer et trier


Se séparer et trier : deux actions indissociables 

 

Quand on se sépare, c’est toujours l’occasion de faire du tri. Je dirai même que c’est parce qu’on fait du tri dans sa vie qu’on se sépare. Au lieu de subir, prenons donc notre part et profitons en pour faire un vrai tri.



Les meubles et objets 

 


Au début mon ex-mari m’a dit : « prends tout ce que tu veux » et j’avoue que j’ai pris tout ce que j’ai jugé nécessaire pour accueillir mes 3 enfants dans un autre logement convenablement. Je pensais qu’il avait davantage les moyens financiers que moi pour racheter ce dont il avait besoin. Et je crois que j’étais tellement malheureuse de quitter ma maison, celle qu’on avait acheté seulement un peu plus de 2 ans auparavant et dans laquelle je m’étais projetée vivre le restant de mes jours, que j’ai ressenti le besoin de compenser en m’accrochant aux meubles et aux objets qui l’avait constitué.


Le tri des affaires des enfants

 


Concernant les affaires des enfants, j’ai partagé leur garde-robe en deux et nous avions convenu que nous ferions le relais pour les affaires telles que les rollers, trottinettes, vélos, manteaux de ski, skis (nous habitons dans les Alpes) et autres instruments de musique…. Cela avait l’avantage de ne pas multiplier l’effort financier de chacun mais c’est aussi transformer le relais  parent-enfants en chargement assez volumineux. Nous voulions éviter de transformer nos enfants en enfants escargots qui portent leurs affaires sur le dos, mais il faut reconnaitre qu’en grandissant c’est ce qui se passe. Nos filles emmènent avec elles leurs vêtements préférés, leurs objets fétiches. Nous transportons donc tout ce qu’elles veulent de maison à l’autre sans problème ni discrimination. 



La magie du rangement

 


Pendant longtemps, la présence d’objets et de meubles me rassuraient donc et j’ai compris assez récemment qu’ils m’encombraient dans une certaine mesure. Je l’ai compris grâce à l’ouvrage La magie du rangement de Marie Kondo. Cette jeune japonaise est passionnée depuis sa plus tendre enfance par le rangement et elle a développé une méthode géniale de mon point de vue : «  la méthode KonMArie ». Par une approche progressive et très sensible, elle nous permet de ne garder que les objets qui nous font vraiment vibrer et qui nous apporte de la joie. Puis elle nous apprend à les ranger correctement par catégorie d’objets.

En appliquant cette méthode, j’ai redonné de l’énergie à mon lieu d’habitation. Je me suis séparée de tout ce qui m’encombrait. Je me sens plus légère, plus dynamique depuis.


La séparation est un moment difficile dans une vie, qui provoque des comportements inattendus. Pour moi, c’était un lien avec les objets, pour d’autres ce sera garder coûte que coûte une maison qui représente quelque chose de symbolique pour eux. Ces meubles ou objets se transforment en garant de mémoire. C’est donc lâcher prise que d’accepter de les perdre, pour valoriser ceux qui nous procurent de la joie. J’espère que vous aurez la curiosité d’aller lire ce livre : grâce à lui votre lieu d’habitation retrouvera de l’énergie et vous avec. C’est ce qu’il s’est passé du moindre de mes tiroirs à ma penderie, en passant par ma cave pour finir dans ma tête.

Allez profitez de vos belles pommes d'amour !
Et prenez soin de vous.

Céline